LIV CH. 4: CONSÉQUENCES DE LA DÉCLARATION
droits religieux des catholiques. Pour ce qui touche à la succession au trône, les signataires disent eux-mêmes qu'ils ne font que maintenir et Continuer notre droit public.
La noblesse du camp de Saint-Cloud avait stipulé pour elle, et engagé en même temps les villes et bourgeois de ses gouvernements, les paysans de ses terres. En ce qui concernait les seigneurs eux-mêmes, rien de plus libre, de plus légitime, et qui dût sortir plus promptement son effet. En ce qui regardait la elasse des citoyens dont ils s'étaient portés pour les représentants, leur résolution avait besoin d’être justifiée par l’adhésion de la bourgeoisie et des campagnes, mais elle le fut. Le roi se trouva ainsi reconnu par une classe entière de la nation. Les Etats-généraux seuls, qui devaient s assembler six mois plus tard, en supposant qu’ils ne fussent pas faussés par les intrigues des factions, et qu’ils représentassent réellement la nation, auraient eu qualité pour réformer ce qui avait été résolu à Saint-Cloud. Si leur action n’était pas contraire, ou si-leur action n’intervenait pas, nécessairement les résolutions provisoires de Saint-Cloud, conformes au droit, devenaient des actes définitifs.
Aux termes de la déclaration, le maintren du catholi— cisme était pleinement assuré; l’avénement du calviniste Henri IV n’entrainait donc pas, comme conséquence, le triomphe de la réforme et un changement de religion en France, ainsi que l’avénement d'Elisabeth l'avait amené en Angleterre, Loin de là, le nouveau rot faisait un premier pas vers le culte de la majorité de la nation.
D'un autre côté, la liberté de conscience entière, et la liberté de culte dans une certaine mesure, étaient garanties aux huguenots, non plus par l’un de ces édits royaux aussi souvent relirés qu’octroyés, mais pour la première fois depuis les Etats de Saint-Germain, par les repré