LIV. 1V. CH. V. DÉCLARATION DES CURÉS ET DES DOCTEURS
de Henri HIT. Dans cette situation l’évèque de Paris, le cardinal de Gondy, assembla tous les curés et tous les. docteurs en théologie. Il leur demanda leur sentiment sur les prières publiques que le clergé séculier et les ordres religieux devaient faire pour la conservation du roi; sur les conjurations et attentats formés contre sa personne, sous prétexte de religion, et sur le motif qu'il n’était pas encore réconcilié avec le Saint-Siége; enfin sur le parricide commis en la personne de Henri INT. L’assemblée ayant mürement examiné ces propositions, répondit à l’unanimité que tous les sujets du roi ne devaient se faire aucun scrupule de rendre une entière obéissance à Henri IV, leur souverain légitime, et de prier en public et en particulier pour la conservation de sa personne. Que cependant ils demandaient avec instance au cardinal de Gondy de s’employer auprès du roi, et de le supplier de leur part d'exécuter la résolution qu'il avait prise depuis longtemps d'envoyer des ambassadeurs au pape, pour éviter un schisme qui ne pourrait manquer de scandaliser les peuples, et de porter un préjudice considérable à l'Eglise catholique, apostolique et romaine, avec laquelle ils avaient toujours été unis. Qu’à l'égard des deux autres points, sur lesquels on les avait Contre ils déclaraient qu’il n’était permis d’attenter à la personne du roi, ni de conseiller à personne de le faire, sous prétexte que É foi et la religion étaient en péril, ou pour quelqu’autre cause que ce pût être; que de si noirs complots avaient toujours été détestables, et ne cesseraient jamais de l’être. Que bien loin d’avoir approuvé ou d’approuver encore le parricide commis sur la personne de Henri HE, ils l'avaient toujours détesté, et tous les attentats de cette nature, avec leurs auteurs, leurs complices, leurs approbateurs, et qu’ils les détestaient encore de tout leur cœur. Ils consignèrent ces sentiments dans un acte