‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 625 sur 636 · LA SAINE PARTIE DU CLERGE ESSAYE D'ÉCLAIRER LES CONSCIENCES · texte numérisé non relu

LA SAINE PARTIE DU CLERGE ESSAYE D'ÉCLAIRER LES CONSCIENCES

L'arrêt qui bannissait les Jésuites les expulsa de Paris, et de toutes les villes du ressort du Parlement de Paris, qui comprenait près de la moitié du royaume , notamment de Lyon, de Nevers, de Bourges, de Bouillon. Le Parlement de Normandie, le Parlement de Bourgogne, par arrêts rendus, comme nous le verrons bientôt, au milieu de l’année 1595, chassèrent également les Jésuites de toute l'étendue de He juridiction ; mais les Parlements de Toulouse et de Bordeaux les retinrent ‘. Le Parlement de Toulouse était encore en révolte contre Henri : le Parlement de Bordeaux se montrait indulgent parce que le gouverneur de Guyenne, Matignon, avait pris contre les Jésuites des mesures de surveillance et de répression qui rendaient leur séjour en France sans danger.

Les Parlements qui les avaient proscrits s’en étaient pris à la personne de ceux qui avaient conduit le bras des régicides, de ceux qui avaient poussé Barrière, inspiré Chastel. La partie saine du clergé tenta de pénétrer dans les consciences et d’y détruire, avec les convictions dansereuses, le principe des attentats. Cet effort était d'autant plus nécessaire qu’une classe entière de Ligueurs s'était habituée à n’obéir qu’à la voix des prêtres, et que pour être utilement combattues, les provocations des gens d'Eglise devaient l’être par des gens d'Eglise. dite uns Fe ordres religieux ot encore de reconnaitre le roi et de prier pour lui : l’on pouvait voir, et non sans épouvante, dans le crime quivenait d’être puni, la preuve qu’il se trouvait encore des gens qui regardaient comme permis ce quiavait été approuvé du temps de l’assassinat

PThuanus, |. CxI, S 18, &. v, p.448, et L. CxIX, &° 6, {. v, p. 701. — P. Cayet, t. vi, p. 627. Cayet dit : « Les Jésuites de Rouen et de Bor- » deaux furent aussi contraints d’en sortir. » D'après le témoignage de de Thou, les Jésuites furent conservés par le Parlement de Bordeaux, et il faut probablement lire dans le texte de Cayet Bourgogne au lieu de Bordeaux.

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