‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 629 sur 636 · LIV. IV. CH. V. MOBILES DES CHEFS DE LA LIGUE · texte numérisé non relu

LIV. IV. CH. V. MOBILES DES CHEFS DE LA LIGUE

toutes les révolutions. La religion paraît avoir exercé un véritable empire sur les déterminations de Villeroy. Le même Villeroy, la Chastre, Vitry, conservèrent toujours pur et vif le sentiment français : ils traversèrent constamment, énergiquement, les projets de Philippe IE, combattirent son usurpation, défendirent l’indépendance du royaume et contribuèrent à la sauver.

Vitry, en traitant avec le roi, stipula le gouvernement de Meaux, la promesse d’une charge de capitaine des gardes et une somme de 168,890 livres du temps (618,137 fr. d'aujourd'hui). Villeroy reçut pour son fils d’Alincourt le gouvernement de Pontoise ; pour lui-même la charge de secrétaire d'État, qu’il avait perdue sous Henri IT et qu’il poursuivait depuis ce temps, outre une somme de 476,594 livres du temps (1,744,333 fr. d'aujourd'hui). La Chastre exigea la confirmation de la dignité de maréchal, le gouvernement de l’Orléanais pour lui, celui du Berry pour son fils, avec 898,000 livres du temps (3,209,974 fr. d'aujourd'hui). Brissac ne rendit pas Paris au roi : il le lui vendit, comme disaient Lhuillier et Henri, moyennant une charge de maréchal et 1,695,000 livres du temps (6,205,164 francs d'aujourd'hui). Villars se fit payer la reddition de Rouen du gouvernement d’une partie de la Normandie, et de la charge d’amiral de France, qu’il fallut ôter au jeune Biron en lui donnant en compensation celle de maréchal : Villars exigea de plus 3,470,800 livres du temps (12,703,128 francs d'aujourd'hui). D’EIbeuf obtint le gouvernement de Poitiers et 970,824 livres (3,553,215 francs d'aujourd'hui). Guise eut le gouvernement de Provence et partagea avec son frère et sa mère l'énorme somme de 3,888,830 livres (14,233,117 francs d'aujourd'hui). La paix avec le duc de Lorraine fut payée 3,766,825 livres (13,786,579 fr.). Les petits gouverneurs tirèrent du roi des sommes dont chacune était assez faible,

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