‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 7 sur 636 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

cle négligent souvent dans ses plans ce qu’il y a de plus relevé, et de plus décisif pour la défense heureuse ou pour la victoire. Trop souvent ils expriment-mal cé qu'il fit, par la grande raison qu’ils ne le comprennent pas. Les compagnons d'armes de Henri IV, par les renseignements qu’ils fournissent, nous mettent en bonne voie d'arriver à l'intelligence de ses combinaisons et de ses desseins. L’exposé des généraux et capitaines du roi n’est pas la seule source à laquelle on doive puiser. Il y a encore les relations du temps, rédigées par un secrétaire d'Etat, d’après les ordres du roi, avec ses indicationset celles des officiers-généraux, et sous le contrôle des intéressés, pour être répandues ensuite dans les provinces !. Il y a les actes du temps, les histoires particulières des provinces et des villes, contenant des renseignements recueillis sur place et qu’on chercherait vainement ailleurs. Il y a encore des mémoires manuscrits où les gens de la localité ont consigné ce qu’ils ont vu, pour eux et pour leurs familles, sans songer à la publicité : plusieurs ne se trouvent dans aucune des bibliothèques publiques soit de Paris, soit des départements, et n'existent que dans les bibliothèques particulières des provinces. Nous nous sommes fait un devoir d'employer tous ces documents, et notamment ceux dont nous avons parlé d’abord. Les hommes qu’il fallait consulter avant tous les autres, les hommes témoins et acteurs dans les principaux événements du règne sont au nombre de sept pour la guerre d’Arques, au nombre de neuf pour la bataille d’Ivry, de quatre pour

le combat de Fontaine-Française, de quatre pour la campagne de Savoie.

! La lettre du premier maréchal de Biron à du Haillan sur ce qui le concerne lui ét son fils à la bataille d’Ivry, p. 175, 176. « Vous aurés » desjà entendu par un bref discours que l’on depescha, comment l’ef- » fect s’est passé. On en a fait un autre plus long, et a-t-on dit à celuy » qui le fait qu'il soit véritable, ayant esté rabroué trois ou quatre fois. » Ce Discours plus :ong existe, et c’est un des principaux documents sur ce grand fait militaire. “

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