IV. I. CH. I. DBOITS DE HENRI DE BOURBON A LA COURONNE
nière invariable, attrîbuaQt la couronne à une seule famille; appelant à la porter les diverses brandies de cette famille, au fur et à mesure des extinctions; faisant prédominer pour les rameaux de chaque branche le droit de primogéniture et de représentation, sans s'arrêter à aucun degré. Dans son droit public, cet(e loi était la première de ses lois fondamentales. Elle avait reçu sa dernière confirmation à l'avènement de Philippe de Valois, et depuis son application constante, sans l'ombre d'une contestation ni même d'un doute, lors de l'avènement des branches collatérales d'Orléans et d'AngouIèmc. Tout cet * ordre avait été établi non dans l'intérêt d'une famille, mais dans l'intérêt du pays, contre les ambitions du dedans et les intrigues de l'étranger.
A l'extinclion de la maison de Valois, la maison de Bourbon est appelée à occuper le trône, comme ayant pour aateur Robert de France, sixième tils de saint Louis. Le chef de cette branche est Henri de Bourbon, roi de Navarre, parce qu'il est fils d'Antoine de Bourbon, l'une de cette branche, et qu'il le représente. Le vieux cardinal de Bourbon, sOn oncle, frère cadet d'Antoine, ne peut l'emporter sur lui qu'au mépris de droits établis par la nation elle-même, et d'usages demeurés jusqu'alors invariables. Comme les contemporains le font très bien remarquer, le vieux cardinal de Bourbon n'est que le prince le plus proche du sang, tandis que Henri de Bourbon est le premier prince du sang.
Parmi l'anarchie du dernier règne, les factions ont attaqué les droits de Henri de Bourbon. Une bulle de Sixte-Quint, du 10 septembre 1385, a déclaré ce prince excommunié, privé de ses Etats, incapable de régner en France. Par les votes des 18 octobre et 5 novembre 1588, les Etats de Blois l'ont exclu pareillement de ta couronne. Mais la distinction entre la puissance temporelle et la puis-
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