‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 45 sur 158 · L1V. II. GH I. IL PREND VINCENHGS ET PONTOISE · texte numérisé non relu

L1V. II. GH I. IL PREND VINCENHGS ET PONTOISE

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Les revers d' Arques et leurs dures conséquences, les pertes de villes et de territoire, la diminution de sa réputation avaient aflaibli Mayenne, mais ne l'avaient pas abattu. Sa récente querelle avec les Seize et avec les autres partisans de l'Espagne avait mis un moment son autorité en danger; mais ce débat s'était terminé par une notable augmentation de son pouvoir à l'intérieur, et de sa liberté dans ses rapports avec l'étranger. Il conservait encore assez d'ascendant surson parti, assez de forces matérielles, pour qu'il lui fût permis d'en appeler des résultats d'une première campagne, de continuer à traiter sur le pied d'égalité avec le roi d'Espagne, et de recevoir ses secours comme ceux d'un au^ciliaire et non d'un maître.'

Après avoir recruté son armée, il l'exerça dans des expéditions qui n'étaient que secondaires au point de vue militaire, mais qui présentaient l'avantage de traverser

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IL ÉCHOOB CONTRE HEULAN ; IL RECRUTE SON ARIIÉE. 173

en partie les desseins du roi sur la capitale, et de satisfaire les habitauts. « Les Parisiens voyant le roy esloi- » gné, dit un contemporain, firent grande instance au duc » de Mayenne pour leur tirer trois espines qu'ils avoient » aux pieds, le bois de Vincennes (château), Pontoise et » Meulan. a II prit Vincennes sans peine et réduisit Pontoise après un siège de dix-sept jours (5 janvier 1590). Mais il échoua à celui de Meulan , héroïquement défendu par Bellengreville et par le roi, qui, suspendant la réduction des villes de Normandie, entra par trois fois dans la place, et y combattit au péril de ses jours: tandis qu'il dirigeait lui-même l'une de ses batteries sur la lourde l'église de Saint-Nicaise, un boulet de canon ennemi lui passa entre les jambes. U prit Poissy comme intermède, et contraignit Mayenne et ses lieutenants à décamper de devant Meulan le 3 mars 1590. Si Mayenne avait échoué dans cette entreprise, il y avait aguerri ses soldats, qui avaient montré beaucoup de constance et de courage. Il avait aussi, durant le siège, complété son armée des levées faites à l'intérieur, des secours reçus de l'étranger, et il avait rassemblé des forces considérables pour le temps. Son infanterie, formée en partie de régiments français, en majorité de Suisses et de lansquenets, vieillis dans le métier, estimés des deux partis pour leur courage, dès le début égalait an moins celle du roi. Sa'cavalerie, dans le principe était loin de valoir celle de Henri, presque toute composée de gentilshommes que le sentiment de l'honneur animait, et qui avaient acquis une longue ex^rience des armes durant les guerres de religion. Il essaya de donner à son infanterie une incontestable supériorité,-et il se flatia d'avoir corrigé l'infériorité de sa cavalerie, en obtenant de Philippe II un corps d'auxiliaires tirés des Pays-Bas. C'étaient d'une part six mille hommes de pied. C'étaient de l'autre dix-neuf cents che-

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