‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 170 sur 344 · RÉFORMES DEMANDÉES PAR LE CLERGÉ, LA NOBLESSE, LE TIBRS-ÉTÂT · texte numérisé non relu

RÉFORMES DEMANDÉES PAR LE CLERGÉ, LA NOBLESSE, LE TIBRS-ÉTÂT

cerclées qu'à ceux qui les auraient méritées par d*éclatants services rendus à FEtat; que les roturiers et ceux qui avaient acheté des lettres de noblesse ne pussent porter les noms des terres, châteaux, places qu'ils auraient acquis ; que les gentilshommes domiciliés dans les villes conservassent les privilèges de la noblesse et fussent exempts d^ gardes et corvées. — Le Tiers-État demandait que l'on ramenât les mœurs à la simplicité et à la firugalité anciennes ; que pour diminuer les dépenses, que le luxe et l'émulation de la noblesse faisaient croître tous les jours, on renouvelât les anciennes lois somptuaires ; que les magistratures dans les bailliages, après que le nombre en aurait été diminué , conformément aux décisions des États de Blois, cessassent d'être vénales; que l'on fixât les honoraires des avocats et le salaire des procureurs dans les cours souveraines , et qu'on prévint ainsi la ruine des plaideurs; que dans l'ordre Bes payements que ferait l'Épargne ou trésor du gouvernement, la solde des troupes précédât les pensions et dons du roi; que l'on revint sur les aliénations frauduleuses du domaine ; que le nombre des gouverneurs de provinces , de villes , de châteaux fût diminué ; que les forteresses élevées durant les guerres civiles, dont les garnisons rançonnaient les campagnes et même les villes, fussent détruites ^

La sagesse de ces demandes dont un grand nombre se transformèrent plus tard en réformes^ utiles, contraste singulièrement avec la grave erreur de l'établissement du Conseil de raison. De Harlay , Groulart, et quelques autres grands citoyens appartenant au parti politique, siégeaient aux Notables réunis à Rouen. De pareils hommes n'avaient certainement d'autre but que de soustraire l'Etat et le roi aux vols des financiers, en ôtant aux officiers royaux la disposition de la moitié des revenus pu-

» Thuanua, Ub. CXVII, § 6, t. V, p. 635, 636.

¥*!tkiasiZ 'jf& zt^MM^ int 'a. Une . Is

ATJÔaàL 4 Ti^aTL i^QlZiîicfiifr HIT Ji^ FgL E CSt IMÛfJL ds MT

i^ pr^mÎKri^ jâé^miîte^ Sii&ituîe . Wea qiK ii lniiÉr as

pr>j^<t»:«e& ^ ^É&inadirat ^ \»:<iUes. «ne les BioMS prvjf^, ci^ â Lft isrâKr aaibctKOy se jHv «vr les prôos;i(tiTii!« de u «ijcroGAe p:fir ks partner. Il fnrt noter •{Q^ ks PtfirSKnts ^ k;« antpss «cms saovermÎBes qui i^tfifiOrtiknt ^n Dijmbre sor ehanuK di» antres tnctioitt •k: l'aââi&mlwée. «<(«:fakfit par reCablîssefDeBt dn Conseil •iérr^LsOO opierier un graPii 'igmembremenl de h |wi w«snce rovak, r:!. parkpri^ilft^«p'il5senê<€rTaieDtdeiMmiiiier Va iDrinbres da 0:*D2«rU aa fur et à mesure des Tseances, éieiikin; iDfiniinent leurs attributi*»s et leur poissaoee politique. Que ToD dësTadàt et que Too affaiblit la lojaoté, rjn'on loi sosoitàt de< rivalités dansereoses ; que poor a^mndir an corps fans donner de nouvelles libertés à la nation . on jooàt ainsi l'ordre public . la sùrelé et TbonriHjr rie la France, dan» sa latte proloasée contre ITspaîrne, c'^t ce qui ne parait ni avoir firappé les bons« mais fort aveugles citoyens, qui sié^reaient dans rassemblée ; ni avoir arrêté ceux qui déplaçaient les pouvoirs avec le ^•ntiment de ce qu'ils faisaient. Le cours des événements fit seul justice de ces imprudents essais et de ces usur- [lation.s.

1 597. Le r>jnseil de raison exerça ses fonctions durant trois mois environ. Ceux qui le composaient n* étaient pas Hijfli«wimment rompus aux affaires, et paraissent avoir i'M* tout à fait étrangers à la connaissance des finances , alors véritable si;ieiice occulte. Dès les premières opérations [Kiur le recouvrement des deniers de t597, ils tomiHîrenl dans d'inextrir-ahles difficultés. Le sou pour livre leur avait été attribué : ils ne trouvèrent personne qui voulût s'en charger. On leur demanda les autres fermes.

Page 1