‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 217 sur 344 · L1V. V. CR. X. SUITE DE LA DÈUBÉRATION · texte numérisé non relu

L1V. V. CR. X. SUITE DE LA DÈUBÉRATION

«'i7 veut les garder, » Après avoir indiqué à Tarehidac le chemin que selon lui il doit tenir, Hernantello ajoute : « Il me semble que estte route est celle que Votre Altesse doit prendre, puisque par icelle, eUe évite la ttwiekée, et tous les inconvénients qui peuveni remén votre entré» difficile^ et celle par où, avec plus de facilité, je poil tendre h main i Tannée ^. •

Davila rend compte, en ces termes, de la délibération d'Albert et de ses lieutenants, tandis qu'ils séjournaient encore à Arras.

« L*archiduc revint à Arras, et il proposa dans son Conseil de guerre quel chemin il faudroit tenir /Kmrje^er du secours dans Amiens, ou pour forcer rarmée française à décamper. Quelques-uns étoieat d'avis qu*on passât la Somme au-dessous de Corbie, et qu*on fit mircher l'armée du côté d'Amiens qui regarde la France, et que le roi n'assiégeoit point par là *; prétendant que, par ce moyen, on pourroit jeter dans la place un secours considérable, sans risquer d'en venir à une bataille; et que ce nouveau secours, joint à l'hiver qui approchoit, mettant un puissant obstacle aux efforts du roi, les rendroit inutiles. Mais la plupart des généraux considérèrent que passer la rivière, pour entrer dans un pays ruiné ^ désert, environné de tant de villes ennemies, étoit pour ainsi dire se faire assiéger soi-même : que le roi, mattre de tous les passages de la Somme, ne manquerait pas de leur couper la retraite, et qu^ils seroient forcés de périr de famine, ou de prendre les résolutions les plus étranges et les plus hasardeuses. Cette difficulté fit conclure à marcher droit au camp des Français par le chemin de Dourlens, dans l'espérance que le roi jorlirait de ses lignes, pour livrer bataille, et leur fournirait quelque moyen de faire entrer du secours dans Amiens^, »

Bentivoglio expose comme Davila les motifs de la détermination et du plan des Espagnols, et poursuit ainsi :

« Après avoir pesé toutes ces difficultés, on résolut de secourir

1 Lcttro d'Hernantello à rarchiduc, daus P. Cayet, 1. IX, p. 766, 767, et dans les Mémoires de la Ligue, t. VI, p. 504-507.

* Il ne Tassit^geait pas de ce côté^ il n'y avait pas fait construire une contrevallation et une circonvallation, comme au uord d*Amiens, mais il avait distribué des détachements depuis Pont-de-Mez jusqu*à Saint- Acheul.

» Davila, 1. XV, t. 111, 2* partie, p. 116 (et non 106).

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