‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 216 sur 344 · DÉLIBÉRATION DU CONSEIL DE GUERRE DE L* ARCHIDUC · texte numérisé non relu

DÉLIBÉRATION DU CONSEIL DE GUERRE DE L* ARCHIDUC

chevaux *. Il partit de Douai au commencement de septembre, avec une artillerie de dix-huit canons, et un grand attirail de pontons , de chçiriots, de munitions. Il se rendit à Arras où les chefs du corps qu'il avait précédemment envoyé en France, lui rendirent compte de la reconnaissance qu'ils avaient faite, et où il agita avec son Conseil de guerre quel chemin il faudrait tenir, à quelles opérations il faudrait recourir, pour jeter du secours dans Amiens, et pour forcer l'armée française à décamper et à lever le siège *.

On ne peut se faire une juste idée du plan qu'adoptèrent les chefs espagnols dans l'expédition ayant pour but soit de délivrer Amiens, soit d'y jeter du secours, qu'eu se rendant compte d'abord des circonstances qui, depuis un mois, avaient dominé leurs idées, formé leurs convictions, et en présentant ensuite l'exposé de leurs délibérations, pendant leur séjour à Arras. On ne trouve de renseignements précis à cet égard que chez quatre des contemporains, Hemantello en l'une de ses lettres, les deux historiens étrangers Davila et Bentivoglio, enfin l'auteur de la narration française du temps intitulée Discours véritable. Dans la lettre qu'il adressait le 14 août, quelques jours avant sa mort, à l'archiduc Albert, Hernantello disait :

a Les discours humains sont faillis. Notre espérance est dans Dieu et en la pressée venue de Votre Altesse , pour donner bataille ou la recevoir. Les trancKées de Pennemi sont extraordinaire» et fort profondes, avec des portes et redoutes, pour ne pas perdre un seul soldat,

1 Thuanus, 1. CXVIII , § 12, p. 682. II donne dans le texte le chiffre de 18,000 fantassins et de 3,000 cavaliers : « Lustrato exercitu, recensita » XVIII CVJ peditum, CIO \[) levis arniaturaB, totidem cataphracti equi- » tes. » A mille hommes près^ il est d'accord avec la circulaire du roi, t. IV, p. 844. La traduction de de Thou, t. XIU, p. 119. fait en ce passage, comme en tant d'autres, deux contresens, et réduit de trois mille à trois cents le nombre des cavaliers d'Albert.

« P. Cayet, 1. IX, p. 768 B. — DavUa, 1. XV, p. 116.

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