IV
Détails sur la conspiration du maréchal de Bircn. Ces détails se rapportent nu livre VI, chapitre 11^ pages 633-G84.
Matthieu, Histoire de France pendant les sept années de paix, liv. V, p. 332-334, rapporte les dernières paroles de Biron, au moment où il reçoit de la bouche du chancelier Tarrêl de sa condamnation. Par te style, par le mouvement, ce morceau est comparable au plaidoyer de Biron. Mais il ne faut y chercher ni la vérité historique, ni même la vérité oratoire, qui est la vraisemblance. On trouve la réfulaliou de presque toutes les assertions de Biron , dans la délibération du Parlement avant le vote, rapportée dans le texte. Il n'est que quelques détails dans ce second discours qui demandent un mot d'explication. Henri ne peut pas plus faire grâce à Biron que le Parlement n'a pu commuer et affaiblir sa peine: le roi a d'étroits devoirs à remplir envers son peuple, dont il ne peut trahir les intérêts, dans l'intérêt d'un particulier. Quand Biron, fait maréchal de France, gouverneur de Bourgogne, ambassadeur, duc et pair, prétend que ses services n'ont été payés que par un supplice; quand il s'en prend de
\ Sancy, Disc, sur roccurroncc de ses affaires dans les Mémoires d'Ktdt, recueillis en suite de ceux de M. Villeroy, p. 187, tsS. Kiris, la Compagnie des libraires, ÎG6B, iu-12.
sa mort au roi, au lieu de s^n prendre à lui-même, à ses crimes, à son obstination; quand il prétend qu'il est un grand ennemi du roi d'Espagne, avec lequel il a signé deux pactes, il ôte tout crédit à ses paroles, que Ton ne peut plus prendre que pour une éloquente imprécation. Voici dans quels termes Matthieu rapporte son discours.
« Je vois bien ce que c'est; je ne suis pas le plus méchant, 1» mais je suis le plus malheureux. Ceux qui ont fait pis que » je n'ai voulu faire sont favorisés. La clémence du roi est » faillie en France pour moi. Il n'imite pas les exemples de j» César et d'Auguste, ni de ces grands princes qui ont parn donné non-^seulement à ceux qui avoient voulu mal faire, 1» mais encore à ceux qui avoient mal f^t, et qui oi\l toujours » été fort avares du sang de leurs sujets, voire de celui qui j> étoit le moins prisé. En quoi se peut montrer le roi plus » grand qu'en pardonnant? La clémence est la vertu des » rois. Il est possible à chacun de donner la mort : il n'appar-
> tient qu'au supérieur de donner la vie. Et cruel qu'il est , » ne sait-il pas bien qu'il m'a pardonné ? J'ai eu quelques ^ mauvais desseins, il m'en a fait grâce ; je la demande encore. » Vous lui. pourriez bien faire entendre, un courrier serait » tôt parvenu. La reine d'Angleterre m'a dit que si le comte 9 d'Esscx eût demandé pardon et qu'il se fût humilié, elle lui » eût pardonné, mais il pensoit échapper à la mort par un 7> autre chemin, accusant les principaux du royaume. Il entra 9 en une si furieuse obstination qu'il ne voulut jamais im-
> plorer sa miséricorde, et lui ôta le moyen d'en donner les » effets, elle, comme généreuse princesse, désirant pardonner È aux hommes ainsi qu'elle vouloit que Dieu lui pardonnât. » Il étoit coupable, je suis innocent: il nedemandoit point de 9 grâce en son offense, je l'implore en mon innocence.
» Est-il possible que le roi ne pense plus aux services que
> je lui ai faits? Ne se souvient-il point de la conjuration de » Mantes, et du danger qu'il eût couru, si je ne me fusse enten- » du avec les conjurateurs qui ne trouvoient rien qui les em-
> péchât de l'effectuer que ma fidélité, ni moyen plus prompt » pour ; parvenir qu'en me faisant mourir ? A-t-il oublié le
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-:•; j»^»-> ?ar nutt ,-j'-w i^MiT il lui maintenir, et pour
• '•r^.vvTî :r»ja5f 1 Tï tMi" il ".-'.f 6*> épiules. Qu'il prenne .r:*":-: m- a isC';-: : I»»f't î«* ::r:i&e snr lui. Il connoitra
.Pi.:: *ii ir-.i.rtri v.i 2MCI : elle n'augmentera pas
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t^D.f ! .vr: i-j*:rif>.i:. *.i hm serviteur, et le roi
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. îW-x . i^f\* CDf evictiTï.^ r*»r««vu5e dans les moindres
>.'^ 3^, ii.-^-< :e> :rT:;^rjt.f< .*f ?«f?: témoins oculaires, la
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^"^ Si ' ■ Vwr T.. : 1 f" X*. "iijîe d* historiographe de
, <: > > : ix -..::> .-:> jnèot*s du procès;
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