JUGEMENT SUR LA CONDUITE DU ROI A FONTAINE-FRANÇAISE
aux prises avec toute Parmée de Farnèse. Aussi dans sa firanchise d'homme supérieur, qui se juge lui-même comme il juge les autres, n'a-t-il jamais qualifié la rencontre d'Aumale que d'erreur. A Fontaine-Française au contraire, il ne voulait attaquer que l'avant-garde, que la cavalerie ennemie, avec sa cavalerie de quinze cents hommes, un peu inférieure en nombre, mais supérieure en qualité , et au moins égale à celle du connétable et de Mayenne, capitaines si peu comparables au duc de Parme. Si cette combinaison ne réussissait pas ; s'il devait avoir affaire à toute Farmée hispano-ligueuse, alors ce n'était plus avec sa cavalerie seule , mais avec la masse de son armée, concentrée à Lux, qu'il devait attaquer Fennemi. Ce plan d'une irréprochable prudence ne fut dérangé que par des accidents impossibles à prévoir, par deux reconnaissances ma] faites. D'Aubigné dit qu'il était alors dans la période de l'expérience et de la sagesse, et d'Aubigné a raison. Henri, jeté si violemment par des circonstances fortuites hors de la voie qu'il s'était tracée, courut risque dans cette journée de la vie, et lui-même écrit à sa sœur qu'elle a failli être son héritière *. En sauvant Biron et plusieurs des plus braves officiers de Farmée, . en épargnant à la France une perte douloureuse, il l'exposa à une perte irréparable : en effet, sans lui elle ne pouvait ni s'assurer de son indépendance, ni sortir de l'anarchie et de la décadence où elle était tombée. C'est là le tort que lui reproche la sévérité de la politique. Les circonstances atténuantes, ou justifiantes, plaidées par lui-même, sont qu'il fut engagé dans Faction par les erreurs de d'Haussonville et de Biron ; qu'il ne put supporter Fidée de se déshonorer , en fuyant pour la première fois de sa vie devant Fennemi, surtout cet ennemi étant FEspa-
* Lettre du roi à Madame Catherine, du 7 juin , t. IV, p. 864 : « Je « TOUS ay Teue bien près d'estre mon héritière, o
M'i J.JV. V. «:il. 11. MKCONNAISSAN ^^^j ESPAGNOLE EN FRANCHE-COMTÉ.
lii'ij ilif In |ilairif% où IVii .. \ voulut arracher à la mort I*' frouviT. Tous «iXïilta ,,,•> serviteurs et le meilleur de touh pnH'lîimaiiîiit iju f» ^^y i»temellement glorieuse et soiiij iwii'Mitil Mirrm « . ^j^tvii, c'est qu'il sauva notre fronw jour -la il avait i*t' ^^jusioii étrangère, aussi bien que (iurV*!', iMiilirusMUit ' ^j bataille rangée ; qu'il consolida hiu-v'ui : *i Sin», il f ^^miorency en Dauphiné et en Lyon- »> wnilili', rnr il sn* ^^^ ,,n Bourgogne ; qu'il abattit sans re- II hi'rtHiTviliMirs. J' Minutes les provinces de l'Est, et pré- I. ih' Vnlro Mttjev'^ocUesdu Midi, »• ^rni'nil, ri Ip ,^t de Fontaine-Française , l'armée es- »• (ianli^ lia TarJ^^iSainirSeine. Le lendemain elle délogea » liiiiiiiir j'aiir^^^^j^lespontsquVUeavait jetés sur la Saône, IVI fui \v ^'^^fciire français, s*» retira à Gray en FrancheiniKi ^ (»ii '[^'j^utuicha aux environs. Mayenne pressa inutiri'riMi'inMo er ^^u^table de Castille de secourir les châteaux de tpir six uiir j^ Dijon, quitta rannée espagnole , furieux de |M.ur «riiV.^^ pà eUo le laissait, et st» retira à Chàlon. Le roi Ut' jHtuvnl,.,^ toute hAte à Dijon, prt*ss;i le siège des chàtpiiM'rnr ,4 eontrai);iût suooesiiivemenl le vicomte de Ta- A ^en^e^ ■ ^lui renietln' ivlui de Ualan, et Franoesohi à lui icuh 0: ,, edtti d^ l%^i) • quauvl il tut jvnlu tout espoir de *"**' tv rs (i* jwi"^- toute Li lHniruv>4:ue fut reiluite alors l'obéwsw**'** du ivi. luTtnis riiàl -n et S'urre. Ce ^ l^l^^ it le* 9eiil«^ iJiUVs ^]ui r\ sitrvuit à M.iyenne, hors d'é- « «*\\ ,»lie Jêleudr^*vviiliv mie ><r>;use attaque, et couser- "* "** à peùie»sai**^ de torvv> iv^uv -.^uir-t-r Ave*: diguitè, s'il Jl*" ^ hàlAÎk de traiter. M.i::r; >: Ia lvur-:«>t:ue, le roi. • tiM à l^M^ts^ s\»utiiîe '; l\.v.>*î, v.v':v.ii>. uirti.^ut où il J .ûtbll «x\huiaUc\- x^ii a::;, r .:.\ r; :.c ,:: '/ : n.irt' puldic et
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