‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableaux (volume 5)Chapitre 103 sur 136 · VILLARS REPREND LA FLANDRE · texte numérisé non relu

VILLARS REPREND LA FLANDRE

Après la bataille de Denain, Villars avait renforcé son armée des garnisons de Valeneiennes, d'Ypres et depliisieursvillesde la Flandre maritimequin'avaient plus rien à craindre des Anglais. Après la prise de Marchiennes, les Français étaient maîtres du cours inférieur de la Scarpe jusqu'à son confluent avec l'Escaut. Pour affermir cette situation, Villars, conformément aux ordres du roi, assiégea Douai (4 août) occupé par Marlborough en 1710. La placeétait forte, et les défenseurs avaient en outre à leur disposition des écluses dont le jeu devait contrarier quelquefois les lravau\desassiégeants.Villars se posta si avantageusement, qu'il pouvait braver toutes les tentatives de diversion, et poursuivre avec sécurité ses opérations d'attaque. Le prince Eugène se donna quelques mouvements pour faire croire à un secours efficace. Il tirait de Lille et de Tournay des farines, du canon, des amas de fascines, de gabions et de claies. Il se promenait à travers le pays voisin, visitait tous les postes; mais, miné par la désertion, il n'attaquait nulle part. Pendant ce temps, un partisan espagnol, Pasteur, fort liabile et fort redouté, ravageait le Brabant, jusqu'à Berg-op-Zoom, Bréda et Bois-le-Duc, et en tirait un butin immense et de nombreux otages. A la faveur de ces circonstances, Villars emporta le fort de Scarpe le 28août, et la ville même de Douai, le8 septembre. Les assiégés n'avaient pas encore battu la chamade que le maréchal, certain de leur soumission, avait laissé à un de ses lieutenants le soin de les recevoir à composition, et était parti pour assiéger

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le Qiiesnov. L'investissement du Quesnoy commenoa le jour même où Douai capitulait. EiigèiK rôcln quelque temps aux environs,piiis s'arrêta à Mons comme pour être témoin d'une nouvelle défaite de< alliés. Les ressources lui ronilaient dans les mains. Les troupes allemandes, précédemment à la solde de rAn^lelerre,etq(ie lesmeneiirsdela coalition se félieitaientd'avoirreteniies à leur service, se retournaient maintenant contre eu\; mécontentes de n'être pas pavées selon la promesse des Hollandais^ elles pillaient, aux en virons de Mons, les petites villes, les villages, et jusqu'à descliàteauxqui alléguaient en vain les sauvegardes du prince Eugène. Le Quesnoy, non secouru, capitula le 4 octobre, a Jamais, écrivait Vil- << lars, miracle ne fut mieux marqué ni révolution si '(Subite; il y a trois moi» que non» étionssanscou* « rage, sans troupes, .sans munitions, sans artil lerïe et « sans voitures, et ne pouvant qu'être spectateurs de «ce que monsieur le prince Eugène voulait faire. Il (lestspootatcuràMonsjon n'entend plusparlerdeson « armée,ia nôtre emporte tout ce qu'elle attaque. II va « lous les jours des exemples de la valeur romaine dans « nos moindres soldats. C'est à qui marchera k Boa- « cliain(l). » En effetfle vainqueur nea'arrétsîtpas;b lOorlobrp, Villars, rpiitré danslebassindel'E^^aill investissait Bouchain, el le 18 il n'en n'udait maiU et rétablissait ainsi celte chaîne de forteresses i rEseani,deOondèÀ£

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