‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableaux (volume 5)Chapitre 105 sur 136 · LES HOLLANDAIS CONTRAINTS A TRAITKR · texte numérisé non relu

LES HOLLANDAIS CONTRAINTS A TRAITKR

»l>solii 11 la conclusion suprême; la reine, malade, pouvait moiu'ii'loiit à coup, et sa mort délriiire toute i'œuvie des négociai ions. Ces consitlérations déterminèrent le roi*; il finit par leur dire qu'il abandonnerait Tournay, m»isà quelqueBcondilionsonércusesàleur diplomatie. Les Hollandais ne demanderaient rien au delà, et se eonlenteraitnit poui leur commerce dn tarifde 16G4avecles exceptions déjàsignifiées; l'Angleterre sou tiendrait an conpirèslesdemandes de l'électeur de Bavière, et an contraire n'appuierait pas le projet de barrière du Illiin proposé par l'Empireet la maison d'Autriche. Dès qu'il ent fait cette promesse, les Anglais, satisfaits de la concession, et en acceptant les charges, ne permirent plus aucune hésitation anx Hollandais.

Lacoalitions'enallaitenlamheauN. Le roi de Prusse, qui prétendait à la possession de la Giieldrc espagnole, irrité de la concurrence des Hollandais, leur déclarait laguerreets'emparaitàleurgrandrcécontenlementde la ville de Meurs (novembre 1712). Le roi de Portugal, sur la promesse d'avoir, au Brésil, la Souveraineté des deux rives de l'Amazone, venait deconclure une trêve avec la Franceet l'Espagne (7 novembre). Philippe V, conformément à la parole donnée, proclamait solennellement à Madrid, dans les Certes et en présence de l'Anglais Lexinglon; sa renonciation au trône de France et le règlement de succession convenu en faveur du duc de Savoie (5 novembre). « Vous voyez(l),

(P Minwi'-cs de Noailles, ton [V : Lettre de la reine d'Espagne il

58'^ I,\ FRANi:!': KT L KSPAGNE RELETEIîS

rcrivaits:) fpmm(!,<;equ'ilsacrifiepourlereposderEiiropo, et surtout celui de lu France et du roi son grand- [wrc- » Paroonlre, en Franee,lediicdeBerry etiediic d'Orlt'an!) reiionoaient à loiit droitsiir la couronne d'Espa^iir, pour assurer à jamais l'équilibre de l'Eiimpr conformément a<i désir de la reine de la Grandelîrflagne (24 et lOnovembre). Voyant donc toutes ses demandes sntisfaitcs, et plu sieurs des coalisés engagés <lans sa nouvelle politique, la reine Anne fit signifier aux Hollandais que le temps des délais était passé,et qu'elle vouliiit déeidémcnt une solution (7 décembre). En relourde l'imporlaute place de Totirnay qu'elle étiiitst'irede leur faire obtenir^ elle leur offrait, pour hasendela paix, les conditions suivantes : abandon de la Sicile au <luc de Savoie, de la Sardaigne à l'électeur de Havière, garantie de l'ordre de succession protestante établi en Angleterre, réduction de leur barrière àdes limites convenables, mais plus modestes qu'ils n'avaient d'abord prétendu, leurconcours pour obliger l'Empereur à la ncutralitéde l'Italie, à révacualion de la Catalogne, et au règlement de la frontière allemande selon lespropositions delà France. Si les Élati- Générnux n'a vuient pas consenti dans un délai dedeui ou trois semaines, l'Angleterre ferait sa paix séparément. S'ils consentaient, ils devraient, même avanlla paix générale, signeravec l'Angleterre un traité partîcidier pour la garantie de la succession anglaise et pour le règlement de leur barrière (I).

(1) Actif et Mémoires tk la patm tFVtnekt, lomci 11, suivantes : Extrait du registre des di Ubérttiow dos

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