ES TINANGES SODS CHAiniUkBD
ULiLe sur les haplémes el les mariages. Alors éclata une opposhioii qui fil craindre inie^snterre civik^ii côté de lairueire étransère : d al>ani in Téststaeee de î'inaetioB : eD brauicoup de lieuiî on^emaiia sauf; le mini^ tère du prêtre : on iia^itisa ies^nian^ei) caieiteUe dan> les bais : ensuhe. quand JautoTitepretendiî Tèprinieî •cses infractions, on ^se tp^ oka oirvertemeui dau> le> campaxrnes, a CjiboTîw dans le î^èn«fird. lJe^ laaTsanr du PêriifD^î, mal T»elns- pieds jiur. mal armes, miii^ en £rrand nombre -Pi atmdu rtf^ pai ^dusieurs ^niii?^ bommes^ piUe!res(l quelques iursicx de iiuant^es -eî oecuperenl plnsîeurS'fihictftauiL.Ik-se deelaraieuiiiifc^ les su jfets d q xm. jtrèï^ npayeï'Ja taille si i» is^ilsiUuii . ladime a leurs curés eà l«ii«d^çiinB«i4i^icpS'Seii3ieui¥^^ . nKais ils ne vouiaienl pas enlendre park^- de noirvelies importions 1 - H iallui des Iroupes pour les red u ire . et beaucoup demodêralioB pour les apaise?. Ct^uand il derenait si dan^fei^eus d"exiser d autorilê 1 aî:£*enl neeessaire, il était sase sans doule de fxjanpo^er a%ei les contribuables, de ebercber et d'obienir a i amiabkr ce que la force ne pouTaîî dcHuier. Ausâ voii-H«i Oisi^millard négocier aTceles^rilles- avce les pnn iiâaes- des dons gratuits 17^J6., d promettre -en î«1ouî des euitfirmations de pririléçes 2 - lâeslot xm^tm viendra a anticiper la capitatioo, et a houhn*:^ le préfseut aui^ dépens de Fa v«iir-
Qu'uoe pareille ioe»-titttde dans la r«îtpt^ des res-
tai) Dangeaa, 21 mare et 3 erril 17C'T. (2) Mémoires 6t Ffmcaiiié, 1700-
LOUIS XJX. — T. TI. t?
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sources publiques exerçât une influence considérable sur les opérations des armées et sur les événements de la guerre, c'est ce que démontrent plusieurs documents contemporains. Il y a une lettre de Chamillard au duc de Noailles en 1707 qui prouve que Tarmée de Catalogne ne pouvait vivre que des contributions levées en pays ennemi, a Si vous êtes assez «heureux, disait-il, pour pénétrer en pays ennemi, « corrigez-vous des manières douces et bénignes prac( tiquées jusqu'à présent par nos généraux, qui ont <( trouvé le secret, en payant tout plus cher qu'au marie ché, de se rendre insupportables. Je vous demande, «par l'amitié que je crois que vous avez pourlecon- « trôleur général des finances, d'étendre la contribu- « tion au plus loin qu'elle pourra aller, et de la faire <( payer avec un peu de dureté. Les secours que vous en « tirerez deviendront très-nécessaires au secrétaire (c d'État de la guerre (1). » D'autre part, le maréchal de Tessé représentait au ministre l'état de son armée sous les plus tristes couleurs : «Je vois tous les jours <( des officiers qui marchent à pied, parce qu'ils n'ont « pas de quoi servir autrement. Je les vois réduits au «pain de munition et à Teau, et j'en sais nombre qui « sont de sept à huit jours sans manger un morceau de « viande, parce qu'i Is n'ont pas de quoi en acheter (2) . » Pour compléter le tableau, disons tout de suite que Berwick, au commencement de 1709, etdanslapré-
(1) Mémoires de Noaillos : lettre de Gharaillard au duc de Noailles, 21 avril 1707.
(2) Tessé à ChamlUard, 8 juin 1707 : Pelet, tome VII, pages 76 et 77.
oceupatkMB J^ «hk- iiotfr «iiiBiâict ooinrBt ee iiiiec tbh^ ^&bt- ^oie. n]ajiM|Yimifi ;£&»iiiunfi3iti (iée yaans- eî: ijaarstit ; Il ^ut éublir de$^€0(iiai!iibitiiiiis^ax;^ t^iJlaunhuitf^
^n ProTeaee*^ « «îi<i-aHËi»t ««ut ries- terne* trancaos^s^ II se permît, par cfcrîtitife aée^^té. ^ie^piTHiiinR i'aa^çKii <ju'îl IroKï^ai ^4w!» teïretîetîe*^ etftacnérfjBrujievraiurp <leeent imileé€ïi»q»ii£aDait:deMar^5€àilea Panifr- Lorsque le eonlrolcfur générsJ: voulut lui cepcésenler cpie <;es procédés élaieM €o®tre toute* le» rè^de^ril^épcuidil: qu'il élail bîea plixs ecMitraif e aux revends laisser périr une année qa£ ha^rmil auzi ennemif^ rentrée de la France. O j œ lui eu paria plu» (I).
Deu\ faits de oatore hiesi dyËrenie aefaè^ercuit de démontrer aree cpieile e-ug^enee se Ëôsait alcc» ^^endr lebesoin d'argent. Uœfots^^ŒmHaartaton^ do. bûoi, cte de risle^ prétendait aToir déeoirrert le TétîsÈaïkkt aeeret de la transmutation des méiau\ ; il adressaul mtèwmom sur mémoire à Pontehartrain fils^ que sa eltar^ désignait comme le protecteur naturel des setenees et des arts. Le secrétaire d'Etat de la maîscHi do rot^ rf>tt%w autre temps^ disait-il lui-méiBe^ n'aurait éeouté qmt ses préventions oa son i^pitonmce sur ee JuAâne ^m 4m^ gereua: art, et n'aurait répondu que patr timeréémiiié et le mépris à ce qu'il tenait pour une nlraTaganee. Mais dans l'état présent des affidres^ dans c^ite néeessùé de la finance^ que savait-on s'il n'j avait pas des acmnlages infinisk tirer d'un n grand secret? Et pour ne psts laisser perdre les fruits A' une die€Uterte aussi heureute/ûiït^
(1) Mémoires de Berwick.
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vita siu ieuscmenl l'auteur à communiquer ses iciéesîi Cliamillard (1). Merveilleuse puissance du désir qui transforme Tabsurditr de la veilleen vérité possible^et veut croire à son utilité par le besoin seul qu'il en a! L'autre fait est un tour habile de Louis XIV, unel bonne affaire conclue aux dépens de sa fierté. On était au milieu de 1708; l'argent faisait absolument défaut; nul préteur ne consentait à selaisser faire, pas même Samuel Bernard, le plus gros marchand d'a^ gent dcl'Eiu'ope, et un des phis enrichis par les traités '■ avec le roi. Mais Bernard était aussi vain que cupide, et capable de sacrifier une |)art de ses écus à la gloriole de faire un personnage. Louis XIV se chargea de le prendre par ce côté faible. Le grand roi se rencontra, comme par hasard, avec l'usiuner à Marly, l'accueillit avec un air de satisfaction, l'invita sans cérémonie à sa promenade, lui fît voir Vune après l'autre, avec une patience et une grâce infatigables, toutes les beautés de l'endroit, sous les yeux des courtisans stupéfaitset passablement jaloux ; et sans lui ayoir dit un mot d'affaires, il le laissa bien déterminé à ne plus rien refuser au contrôleur général. Au retour, Bernard se déclara prêt à faire tout ce que voudrait le roi, et à risquer «» ruine plutôt que de laisser dans l'embarras ce grand prince qui venait de le combler. « J'admirais, dit Saint-Simon, cette espèce de prostitution du roi, si avare de ses paroles, à un homme de l'espèce de Ber-
(1) Depping, Correspondance administrative, tome IV : letlre de Pontchartrain à Combes, 17 juillet 1707.
XcA PENURIE GENERALE 421
j uaixl. ie i>e fus pas longtemps ^ans en appr^idrek^
g cause, el j admirai alops où les plus ^grï^nds rois -se
j trouveBl <|oelqoefois Téduite 2). > C était àa répo-
, gnanee p&ïHT de pai'eils jOEioyeiis , eamme ies diffieu I tés
ine\tiieabkîsd*iinepéniirk' touJDirasji^Miis^^ qui
depuis loxur^eiaps ^«ussaient Oiiamiliard n quitèei
l'adniiiii^teiilio^'desdiiiaiifieii. H^çsaait^SDiivent'PçpBh-
seoteà Lo^iais XI V If te&oefe <&* «srilnsyHiKJw;, ^a^tfiaitfeuBnna-
promise par «Ap» ifi^^neft tfirwgiiflitteK. jihti ifa^iRi ÎT^^immiii»^
meu rtriènes^ «kmb iiiBjsiinHiiaiiiîfle jj jiflîter^œiil i lui i&nrikau
autrerois pjurtegé ^m[tog-<feiiftggHii& mni h î irttesK .t Ij liliigrtl
elLouTois.LiCBfffigjkfmiipfelk'iBiii
gemenU ea^ powar Ik- iriinraiHr^jttir -mm giMgiieetiecHmj^Jë; . lui avait dil mm^^un- :: <• HDliftimïi,. iiiiii««|pfmTUiff6ni*îiirble. » Eofin, aiafl (fiowinHfcffliaffiTiffi tl cfe CTTjfe. . LL Lk- isefim'Or du eoatrôle génefatl, efi^ ■&utl it ia» ^bc!& ClesmiiDelibîéw iin neTeu deCoU>ert«diQiotljieasg>iieidé^ resmmuea^t^iek^iefois atténué les miseTe» éit ht ^ÊonktàjùUu Cliainillurd. pour se libérer toat aiIbsIttifcîit^ueiÉkMiAd^iirgiMit et<.tes gens d'aflàîrcs^DeToolest pâRâ^^nëmeeeiaHer^ef UentlEiée au conseil royal de^ fmamejtik 3 ; nam il resùt^^miaiHit^ de la guerre.
A côté des emfadirrat» dm roi^ h» ^me universelle de la nation n'était pais mob» fegr^^nl^. c< Pitr Coûtes les c< rechercbes que j'ai pa £i>ire^ di>^it im eoatemrpcMrain « bien inforinéettrè*-€Offlc$eieïieieiir«^|aife>rtbie» re^ « marqué que^ dans ee» derniers levftpa»^ jptè» die k>
( 1) Mémoires de Saînt-Stmofi, tome FV, cliapitrd x. (2) Dangeau, 23 février 1708.
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« dixième partie du peuple est réduite à la mendicité^ ^ « et mendie efFectivement;quedes neuf autres parties^ « il y en a cinq qui ne sont pas en état de faire l'aumône « à celle-là, parce que eux-mêmes sont réduits, à très- « peu de chose près, à cette malheureuse condition; « que des quatre autres parties qui restent, les trois <c sont fort malaisées, et embarrassées de dettes et de « procès; et que dans ce dixiènie, où je mets tous les « gens d'épée, de robe, ecclésiastiques et laïques, toute a lanoblessehaute,distinguée,etlesgensen charge mice litaireetcivile,les bons marchands,les bourgeois ren- « tés et les plus accommodés, on ne peut pas compter (c sur cent mille familles; et je ne croirais pas mei.tir « quand je dirais qu'il n'y en a pas dix mille qu'on « puisse dire être fort à leur aise; et qui en oterait les | «gens d'affaires, leurs alliés et adhérents couverts et « découverts, et ceux que le roi soutient par ses bîen- « faits, quelques marchands, etc., je m'assure que le « reste en serait en petit nombre. »
Ce contemporain était Vauban, dont le livre, intitulé la /)2/72^roy<7/^, commença d'être connu vers 1707. En même temps, Boisguillebert, que nous avons déjà entendu, reprenait les idées émises par lui dix ans plus tôt dans le Détail de la France (1), et leur donnait dans le Factum de la France une expression plus énergique et plus hardie (1707). D'après lui, le revenu de la France avait baissé de 1,500 millions par an depuis 1660, et la cause, comme ill'avait exposé avant
(l) Voir notre tome'V, chapitre xxxiv, pages 419 et suivantes.