‹ Histoire du règne de Louis XVIChapitre 4 sur 23 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

formé en lois les vœux exprimés dans les cahiers; et l'on aurait vu les trois quarts de l'assemblée adopter, avec enthousiasme, les propositions royales.

Cet instant perdu se retrouve. Les ordres divisés ne parviennent pas à s'entendre; la royauté aurait dû se porter avec éclat médiatrice pour assurer le bonheur des Français. Le roi, ses ministres, n'imaginent rien de mieux que des pourparlers inutiles.

Le tiers état veut une seule assemblée ; tout dépend de la manière de la former. Les députés les plus éclairés pensent que, pour avoir une assemblée nationale, il suffit d'attendre quelques jours la majorité du clergé et la minorité de la noblesse, qui sont résolues à se réunir au tiers état : l'amour-propre et la fougue préfèrent tout hasarder par la violence.

Un jour Necker se montre plus homme d'état qu'il ne l'avait jamais été; la séance royale, telle qu'il l'avait conçue, devait réussir: la cour change le plan du ministre.

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