‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 105 sur 176 · L'ARMÉE, A) RÉDUCTION DES EFFECTIFS · texte numérisé non relu

L'ARMÉE, A) RÉDUCTION DES EFFECTIFS

En ce qui concerne les effectifs militaires, Munzinger continua la poli. tique de compression qu’il avait inaugurée en 1873 ©). Sous ce rapport, © les demandes de troupes faites par la province équatoriale favorisèrent ses projets. En‘avril 1874, le Khédive lui donna l'ordre d'envoyer à Khartoum un bataillon formé par moitié de soldats soudanais et de soldats égyptiens, tous armés de fusils Remington, en vue de l’expédier à Gondokoro Pl, Munzinger composa cette unité de huit compagnies, fortes de 108 hommes chacune. Trois de ces compagnies furent prélevées sur les moubhafizines de Massawa et une sur ceux de Souakin ; deux compagnies furent fournies.par le o° régiment d'infanterie soudanaise, l’une par le bataillon établi à Senhit et l’autre par le bataillon d’Amideb ; les deux dernières compagnies furent prélevées sur les mouhafizines du Taka tt), En raison de la distance qui séparait ces diverses unités, il fallut quelque temps pour les grouper ; ce n’est que le 8 juillet que quatre des boulouks quittèrent Souakin pour Berber, et le 1 9 juillet que les quatre autres compagnies quittèrent le laka pour Guedaref, Abou Haraz et Khartoum, En dépit de l’ordre venu du Caire, un certain nombre de ces compagnies

(CF, supra, p.1149,1143,

O1 CN 4 IT, o° partie, p. 558 ct suiv,

OA, A., Reg. 1948, Ordres supérieurs, pièce 13, p. 64, O. S. À Munzinger, 99 avril 1874,

OA AÀ,, Reg. »4, Arr. Abd., Munzinger à Khairi pacha, 29 mai 1874.

tr

n'était pas munics de fusils d’un modèle récent 1, Munzinger remplaca les compagnies de mouhafizines prélevées à Massawa et à Souakin par un nombre égal d'unités Dre dans le bataillon de la maamourieh établi à Massawa F1, et comme il n'avait plus besoin des trois compagnies restantes de ce baton, il proposa de les renvoyer en É fgypte 5) ; le Khédive lui prescrivit alors d'envoyer ces trois compagnies à Khartoum l),

in octobre 1874, Munzinger reçut l’ordre d'envoyer un bataillon d'infunierie de Gallabat à Khartoum @, Bien que l’ordre eût été annulé par la suite en raison de l'insécurité qui régnait dans ce markaz, quatre compagnies n’en quittèrent pas moins Gallabat pour la capitale du Soudan (, Par ailleurs, il existait encore à Massawa quatre compagnies de réguliers qui avaient fait partie du bataillon de la maamourieh, La présence de soldats égyptiens ne paraissait guère utile dans une région tranquille où les soldats n'avaient d'autre mission que d'assurer la sécurité publique, tâche pour laquelle deux ou trois compagnies au plus suflisaient avec l'aide des bachi-bouzouks de la région, aussi Munzinger sollicita-t-1l l'autorisation, qui lui fut accordée, de renvoyer en Égypte les soldats dont il pourrait se dispenser ; la plupart d’entre eux étaient d’ailleurs avancés en âge ou affaiblis par les maladies ), Enfin, lorsqu'il se rendit à Gallabat en avril 1875, Munzinger, on l’a vu, véduisit à quatre compagnies l'effectif de la garnison de cette place l*, Telles sont les réductions

M À, À, Rep. 25, Arr. Abd., Munzinger à Khairi pacha, 1 juillet 1874, On sait qu'àson arrivée à Kharoum, ce bataillon, an lieu d’être dirigé sur Gondokoro, fut envoyé au Darfour (ef, supra, p. 126).

® Sur l'avantage que présentait la transformation de soldats réguliers en mouhalizines, cf. t, IT, a° partie, p. 559.

9) À, À., Reg. 1875, Arr, Maïa Sanieh, pièce 56, p, 103, Munzinger à la Maïa, 4 juin 1874, Avec ces trois compagnies, Munzinger demanda à renvoyer en Égypte le sagh du bataillon qu'il jugeait incapable et à le remplacer par le youzhaechi Mohamer effendi el-Sobki qui élait, disait-il, très intelligent ct capablo.

A, À., Reg. 18, Dép. Abd., Khairi pacha à Munzinger, a juillet 1874.

(A, À. Reg. 50, Dép. Abd., pièce 395, 0.8. à Munsinger, 10 oetobre 187/.

9 CL supra, p. 126.

O1 A, A, Rog. 5, Arr. Maïa Sanieh, pièce 15, p. a0, Munzinger À la Maïa Sanich, 8 novembre 1874; Reg, 21, Dép. Abd., pièce 106, Khairi pacha à Munzinger, 3 décembre 1874.

® Of, supra, p. 1201.

que le moudir générai pratiqua dans son établissement militaire en vue de réaliser des économies ; l’avenir devait montrer qu’elles étaient exces. sives, eu égard au voisinage des tribus turhulentes de l’Abyssinie,

Page 1