B) LICENCIEMENT DE MOHAMED SAÏD BEY
En octobre’ 1874, Munzinger se plaignit de la conduite de Mohamed Saïd bey, miralaï du a° régiment d'infanterie soudanaise, qui refusait de se conformer à ses ordres, El avait fait emprisonner sans raison le médecin du 1° bataillon, ordonné le transfert au Taka du corps de musique et refusait de le faire revenir en dépit des instructions réitérées du moudir général. Ce dernier lui intima l'ordre de quitter le régiment qui se lrouvait au Senhit et d'aller s'établir provisoirement à Souakin (0), Après quoi, Munzinger fit valoir que le 2° régiment d'infanterie ne comprenant que deux bataillons, on pouvait très bien se contenter d’un kaïmakam pour le commander @); le Khédive décida en conséquence de rappeler le mira- Jaï au Caire 1), Mohamed Saïd bey avança alors des griefs qui, s'ils eussent été fondés, auraient grandement entaché la réputation d'administrateur de Munzinger ; il prétendait notamment que le paiement de Ia solde et la délivrance de l'habillement à ses troupes avaient été retardés pendant onze mois et que les rations ne leur étaient pas fournies régulièrement. Munzinger montra l’inanité de ces plaintes. Des deux bataillons compasant ce régiment, l'un était établi à Amideh, près dela moudirieh du : Taka qui lui fournissait mensuellement les provisions requises ; l'autre bataillon tenait garnison au Senhit et le maïs nécessaire à la subsistaner des troupes était envoyé à dos de chameau, « sans qu'aucun retard ei jamais été enregistré». Les soldes étaient également payées mensuellement, et il n'était dû aux sol lats que deux mois d'arriérés, provoqués par Le manque de fonds. Quant à l'habillement, il n'avait jamais manqué. Après
M A, A,, Reg, 5, Arr, Maïa Sanieh, pièce 7, p. 19, Munzinger à la Maïa, ag ortobre 1874.
(À, A, Reg. 5, Arr, Maïa Sanieh, pièce 13,.p. 20, Munzinger à la Maïa, 6 no vembre 1874,
WA, À., Reg, a, Ordres supérieurs, pièce 3, p. 19, 0. S, à cas 38 n0vembre 1874. :
L'ARMÉE, | 1905 en ee en blu Ace
moir ainsi disposé des griels avancés par Mohamed Saïd bey, Munzingor ujoutait que « les ofliciers et les soldats du 2° régiment avaient été très satisfaits de son licenciement tt)».
À fa suite de la dissolution du bataillon de la maamourieh, Munzinger proposa de renvoyer au Caire le binbachi de ce bataillon, dont les services ne lui étaient plus utiles, et il en profita pour renouveler une demande d'avancement en faveur du youzbachi Mohamed eflendi el-Sobki @}; mais le vice-roi repoussa la proposition en rappelant que le grade de saghkolaghassi avait été supprimé et remplacé par celui de « youzbachi moawen», au traitement de goo piastres par mois #, Munzinger demanda alors la nomination de Mohamed effendi en qualité de moawen ; il fit valoir que bien que 117 soldats appartenant aux quatre compagnies de Massawa eussent été licenciés, cet officier assumait, en même temps que le commandement du reste des troupes, les fonctions de vékil du gouvernorat et remplaçait le gouverneur lorsque celui-ci partait en tournée (),