‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 15 sur 176 · L'EXPÉDITION ARENDRUP · texte numérisé non relu

L'EXPÉDITION ARENDRUP

En vertu des instructions reçues du Caire, Munzinger avait écrit au roi Joan une lettre « très affable» dans le but de s’entendre avec lui sur une paix «avant que des dommages ne soient supportés par les deux paries», et il avait chargé le naïb Mohamed de porter cette lettre à destinulion M), Plutôt que de répartir les deux bataillons envoyés d "Égypte entre Senhit et Amideb, il avait préféré les garder groupés à Massawa ©), el il pensait attendre, avant de partir pour Tadjoura, la grande fête que les Abyssins célèbrent chaque année le 15 du mois de Tout et au cours de laquelle ils ont l'habitude de se concerter, afin de connaître leurs . Mouvements ou fout au moins leurs intentions ti}, Le 6 septembre, le vice-ro1 lui avait encore confirmé, par dépêche, son intention de rester

AA. Reg. 33, Arr. Abd., pie 8 51, de di Klairi pacha, 13 septembre 1875,

11 donnait de cette décision les raisons suivantes : 1° les grosses difficultés qu'on rencontrerait pour leur transport et celui de leurs provisions; a° les premères fraicheurs commençant à se faire sentir à Massawa dans Îe courant de septembre, Ja santé des troupes y serait meilleure qu’à Amideb, notamment, région dévastée par les fièvres; 3° en cas d'attaque, la distance à franchir pour gagner Mloua serait moindre en partant de Massawa ot la route plus facile que celle qui rhin Senhil à Adoua (A.A., Reg. 33, Arr. Abd. pièce 31, Munzinger à Khairi pacha, 11 septembre 1875).

©? Correspondant au 25 septembre (1875).

1 AA. Reg. 38, Arr. 4bd., pièce 31, Munzinger à Khairi pacha, 11 septembre 1870,

sur la défensive (). Neuf jours plus tard, cependant, tout était changé. « La maamourieh de Tadjoura et de Aoussa revêtant un caractère important et urgent, manda le Khédive à Munzinger le 15 septembre, n'attendez pas les nouvelles d’Abyssinie qu'on a promis de vous communiquer, mais partez pour Tadjoura avec les soldats qui sont désignés pour vous accompagner, et accomplissez votre mission conformément à nos instructions. Il faut que vous partiez immédiatement (l.» Get ordre atteste la hâte du vice-roi à exécuter le plan nouveau qu'il a conçu.

Ce plan implique en effet un renversement complet de la politique de conciliation suivie jusque-là à l’égard de l’Abyssinie. « Les différents rapports que vous m'avez adressés, écrit le Khédive à Arakel bey le 17 septembre 1875, rapports qui m'ont été confirmés par des communications venues de. diverses autres autorités, m'ont déterminé à abandonner l'attitude défensive que j'avais commandé à mes troupes de maintenir ; j'ai en conséquence nommé le colonel Arendrup au commandement des troupes campées actuellement dans votre gouvernement et le Senhit.» “

Le colonel Arendrup, à qui allait échoir l’honneur-de rétablir le prestige de l'Égypte, était un ancien lieutenant de l'artillerie danoise. Venu au. Caire pour rétablir sa santé, il y avait rencontré le général Stone qui, trouvant en lui un officier de bonne éducation et bien doué, suggéra au Khédive de le prendre à son service avecle rang de lieutenant-colonel #, Malgré ce grade, ses fonctions étaient plutôt celles d’un civil, jusqu'au

(AA, Reg, 24, Dép. Abd, pièce 70, O.S. à Munzinger, 6 septembre 1875. Le a5 août 1875, Abd cl-Razzak bey écrivait de Massawa à Khairi pacha qu'il avait rencontré un Européen qui possédait des renseignements sur la région d’Aoussa, et il offrit de l'envoyer au Caire auprès de Son Altesse et de se rendre lui-même à Tadjoura pour ramener quelques habitants de cette région (A.A., Reg. 30, 4rr. Abd,, pièce 384), Khairi pacha lui répondit, le 6 septembre, qu’il n'y avait pas lieu « de s'attarder à ces choses» (A.A., Reg. 24, Dép. Abd., pièce 69).

®) AA, Reg, 25, Dép. Abd, pièce 21, O.S. à Munzinger, nuit du 14 au 15 septembre 1875, D'après un ordre envoyé à Munzinger le 6 septembre, il devait s'arrêter à Assab pour y placer un maamour ct un certain nombre de soldats (A.A,, Reg, 24, Dép. Abd., pièce 70).

#) CF. William Me. E, Dve, Moslem Egypt and Christian Abyssinia, New-York, 1880, p. 191. |

L'EXPÉDITION ARENDRUP, 747

D nn moment où il reçut le commandement de celte expédition en même tomps qu'il était promu colonel. Au dire du général Lormg, Arendrup n'avait jamais entendu un coup de canon tiré par un adversaire ni ou de rapports avec un peuple peu civilisé (#), Les instructions que lui traça . le Khédive, datées du palais de Gueziroh le 17 septembre 1875, étaient ainsi conçues :

a Monsreur Le CoLonez,

« Vous avez dû remarquer, par les rapports que je vous ai fait communiquer, la situation créée au Soudan oriental par l'attitude prise depuis quelque temps par le négus d’Abyssinie,

4 Le négus, avec des bandes indisciplinées se montant à environ trente mille hommes, s’est avancé à seize heures de marche de Massawa et se trouve campé à huit lieues environ de mes frontières. Depuis longtemps des incursions sont faites au nord et à l’ouest de notre territoire ; les populations qui nous sont soumises sont pillées, Les mesures purement défonsives que j'ai imposées aux divers commandants de mes forces cuhardissent les pillards, et les populations effrayées se demandent qu'est devenu mon gouvernement qui, depuis nombre d'années, leur a procuré la sécurité, Le prestige qui, en grande partie, fait la force et soutient les autorités constituées, est ébranlé. On commence à douter de notre puissance ; ce sentiment prend de l'extension et, des tribus frontières, il peut gagner les populations du centre ; la mission suédoise # ubandonné sa station à Aïlet et s'est rendue à Massawa, demandant ado el proteétion,

«la province de Taka est nt à POUR aux frais occasionnés

. pur les quelques renforts que j'ai fait expédier à à Massawa ; toutes les

ressources de Souakin sont äbsorbées également et le commerce, de même que l'agriculture, se trouvent privés, par suite de l'attitude du négus,

“(les ressources qui ont servi jusqu’à présent à leur développement,

Ft pourtant aucun mouvement de nos troupes ne peut justifier la marche en avant du négus. Nos deux bataillons se trouvent campés à une heure du Massawa ; ceux au Senhit restent toujours en dedans de nos frontières.

M CL WW, Loune, 4 Confederate Soldier in Egypt, New-York, 1884, p. 304,

Ainsi done, d’une part insécurité des populations et diminution du prestige de mon gouvernement, d'autre part nécessité d'expédier d’ Égypte des renforts qui entraiuent des dépenses et appauvrissent le pays.

« Le négus me force donc, dans un intérêt de conservation, d’abandonner la réserve que j'avais ordonnée au commandant de mes troupes ; par son attitude et entraîné qu'il est par quelques aventuriers qui l’entourent, il veut me forcer à prendre l'initiative des hostilités, oubliant sans doute que ce n'est pas toujours celui qui prend l'offensive qui se trouve être l’agresseur.

« Malgré la nécessité qui me presse, je pousse pourtant si loin le désir de vivre en paix avec mon voisin d'Abyssinie, qu'au préalable j'ai pris le parti d'envoyer sur les lieux une personne sûre, dégagée des influences locales dont il faut se défier et que les autorités constituées subissent elles-mêmes involontairement, afin de m'assurer jusqu’à quel point l’état des esprits m'a été exactement dépeint.

« J'ai fait choix de vous, Monsieur le Colonel, pour cette importante ct délicate mission. Je vous ai investi du commandement en chef des Lroupes qui se trouvent dans le gouvernorat de Massawa et le Senhit, auxquelles vous adjoindrez trois compagnies que vous embarquerez avec vous à Suez,

« Votre premier soin, en arrivant à Massawa, sera d'étudier l'esprit des populations et de vous rendre bien compte de l’eflet que produisent sur elles les mouvements du négus et l’inaction que j’ai imposée aux autorités locales. Si les rapports que je vous ai communiqués vous semblent entachés d'exagération, vous devez m'en prévenir par télégraphe et roster, comme auparavant, campé loin de la frontière aux alentours de Massawa, prêt à <OpoumMr toute attaque que le nêgus pourrait diriger contre notre fronière.

«Il se peut qu'à votre arrivée, le ARpus se soit retiré, soit qu'il ait cédé à des nécessités intérieures, soit qu’une lettre pleine de conciliation qui, sur mon ordre, lui a été adressée par le gouverneur général du Soudan oriental, lui ait démontré le danger de sa conduite à mon égard.

« Je n'ai pas besoin de vous dire que dans ce cas, et à plus forte raison, vous devez vous abstenir d'une manière absolue de tout mouvement

L'EXPÉDITION ARENDRUP, 749

SN de ie nn

« Mais si le négus occupe toujours les mêmes positions dans le voisinage de nos frontières, si son attitude ne s'est pas modifiée, il faudra agir énergiquement, et, en prévision des retards que la longueur des communications ne peut manquer d'apporter, je crois utile de vous tracer d'avance votre ligne de conduite.

« Si, à votre arrivée, le roi Jean se trouve n'avoir point répondu à la lettre du gouverneur général ou si, ayant répondu, sa réponse ne répond point à notre attente, entrez sans hésitation dans le Hamacène que vous oceuperez.

« Qu Îe roi se portera à votre rencontre, ou il se retirera devant vous ; dans le premier cas, je ne doute pas qu'avec vos troupes bien armées, vous ne parveniez à disperser facilement les bandes indisciplinées que, malgré elles, le roi Jean traîne à sa suite; poursuivez-les, mais ne les fosumee pas au delà des frontières du Hamacène. Malgré sa conduite à mon égard, je veux montrer au roi Jean que si j'ai passé la frontière, ee n’est nullement dans le désir de lui faire la guerre, mais bien pour éloigner de mes frontières les bandes armées qui, par ses ordres, pillent nos populations et dévastent nos districts. Si je vous indique les frontières du famacène comme devant servir de limite à votre poursuite, je n’entends point cette expression dans un sens absolu. La guerre a des nécessités, Ces frontières peuvent ne point vous offrir une bonne base d’opérations. En ce cas-à, passezdes et choisissez auprès d'elles les positions qui militairement vous présenteront le plus de sécurité. Après l'occupation du Hamacène, proposez au roi Jean.de vous donner des garanties, celles que vous croirez suffisantes pour la sécurité future de mes frontières ; c'est à lui à accepter ou à refuser, mais vous continuerez à occuper Île Ilaumacène tant que vous ne serez pas satisfait sur vos demandes. C'est à vous à déterminer les garanties que vous demianderez, Si le roi Jean recule devant votre mouvement offensif, vous oceuperez de même le Iumacène, et vous vous arrêterez soit à la frontière, soit au delà de ces frontières dans des positions stratégiques qui vous offriront le Qué d' \intabee.

« Je n'ai pas besoin de vous dire que vous devez accorder toute pro- ‘tection à la population qui vous recevra avec joie afin d'échapper au Pillage auquel la soumet l’armée du roi Jean,

4 Vous veillerez à ce que vos troupes conservent leur discipline et si conduisent comme si elles étaient sur un territoire ami. Vous ferez savoi au roi Jean que vous ne vous retirerez pas tant qu'il n'aura pas fourn des gages et des garanties qui nous permettent d'espérer ‘un avenir plu assuré et des rapports plus tranquilles.

« Pour compléter ces instructions générales, je dois ajouter, Monsieu le Colonel, qu'Alaeddin bey se trouve à Amideb, à quelque distance de la frontière abyssine ; il est stationné sur la route télégraphique qu mène à Massawa. Vous vous mettrez en communication avec lui. Sera-tnécessaire qu’il fasse un mouvement en avant pour appuyer le vôtre Ce mouvement d’Alaeddin bey est-il superflu et vos forces seules suffisent elles pour mener à bonne fin la mission dont vous êtes chargé, son choses que je laisse à votre appréciation comme militaire; mais dan: l’un comme dans l’autre cas, vous sentirez vous-même la nécessité de vous mettre en communication avec Alaeddin bey et de concerter vos mouvements mutuels,

« Ges instructions, Monsieur le Colonel, ne se rapportent « qu’à une partie seulement de votre mission,

« Le roi Jean, en même temps qu'il nous menace du côté de Massawa s'arroge vers le sud-est l’autorité sur certains districts qui nous appar. tiennent ; ce n’est plus les bandes qui y font des incursions de pillage. c'est lui qui fait acte d'autorité, qui s'y arroge le pouvoir ; le roi Jear a nommé son général Kirkham gouverneur et commandant en chef de Ghinda et d’Assalé, où se trouvent situées les salines,

« Le général Kirkham, en vertu de sa nomination, a réclamé des droits des populations de ces districts, et même en a exigé d’un certain Français occupé à abattre des arbres dont 1l fait le commerce, droits dont mon gouvernement l'avait exempté,

« La conduite du roi Jean du côté de nos possessions sud ne peut être considérée du même point de vue que ses mouvements en dedans de ses États, sur la frontière du Hamacène, On doit donc agir sur ee point d’une manière différente. Nul besoin d'écrire ou de prévenir le roi Jean d'avance. À peine arrivé à Massawa, vous vous consulterez avec le gouverneur sur les dispositions des lieux et vous enverrez la force

SR SP IR ES REP ER TR PEER ER DESERT PE: | 2 RTE, ue pe

EEE

.L'EXPÉDITION ARENDRUP, 751

TS autre qui pourrait s’y trouver en son nom ou au nom du roi Jean, et, nlin do prévenir toute attaque ultérieure, vous verrez à y laisser une force capable de repousser toute incursion ou attaque ultérieure des Abyssins.

s L'ordre que je vous donne relativement aux districts d'Assalé et de Ghindu et au général, quelqu'impératif qu'il soit, reste subordonné, quant à son exécution, à votre mouvement principal sur le Hamacène. Vos forces suffisent-elles pour ces deux mouvements simultanés, ou sontvies insuMisantes? C’est une question que vous résoudrez vous-même une fois sur les lieux. Si une action simultanée est possible ou favorablo à vos mesures, faites-la ; sinon, concentre toutes vos forces pour le mouvement sur le Hamacène, en laissant ensuite à décider le mouvement sur Assalé, *

+ En étudiant ces instructions, je suis persuadé que vous vous pénétrerez de l'esprit qui m’anime; je ne cherche aucune annexion, mais je désire dorénavant ne point encourir par un caprice du gouvernement d'Abyssinie des dépenses inutiles, ainsi que soustraire d’une manière définitive les populations du Soudan aux pillards encouragés par le roi Jean. oo

« Une fois pénétré de l'esprit de ces instructions, je suis convaincu quo les mesures que vous prendrez seront complètement en harmonie avec mes idées (),»

Arakel bey reçut une copie de ces instructions et l'ordre d'aider Arendrup de toute expérience qu'il avait acquise de ces pays : « La manière

. dont j'entends organiser le Hamacène, lui disait le Khédive, dépendra

névessairement et beaucoup de l'attitude du roi Jean, de la situation de l'Abyssinie après la retraite ou la défaite du négus. Je ne puis done me prononcer dès à présent, mais je ne vous cache pas pourtant que l'organisation du Hamacène en une principauté vassale sous l'autorité de son ancien prince, actuellement à Massawa où il a cherché un refuge tantre los poursuites du roi Jean, est un projet qui me semble réunir

MA.A., le Khédive à Arendrup, 17 septembre 1875. Une copie de ces in- Mauclions se trouve également dans les archives anglaises, (Cf. F.0, 78-2404,

.sunexe à la dépêche n° 05 de M. Cookson en date du am sentembre 18751

ous les avantages sous tous les rapports. Le Hamacène organisé en ouvernement vassal ou bien en gouvernement indépendant, sous ma otection, serait une bonne barrière entre l’Abyssinie et notre territoire ; e serait une garantie de sécurité et de tranquillité à venir pour nos sopulations. Je vous préviens pourtant que mes idées ne sont pas complètement arrêtées sur ce point et je désire savoir de vous si ce prince réfugié à Massawa et dont la famille a toujours exercé l'autorité dans le Hamacène est un homme qui ait su ou qui saurait s’attirer le bien vouloir (se) et la sympathie des populations de ces provinces. Prenez des informations à ce sujet et faites-moi un rapport soit sur de soit sur les autres princes, ses proches l),»

Le kaïmakam Rustum Nagui bey fut désigné pour agir en qualité de kaïmakam des troupes placées sous le commandement d’Arendrup ), Alaeddin bey reçut l’ordre de se concerter avec eux en vue d’adopter les mesures nécessaires et d'entreprendre les mouvements militaires . requis 5}, En outre, le Khédive fit remettre à Boghos efflendi, délégué de Ménélik, 5oo fusils avec leurs accessoires et cartouches, et donna l'ordre de faciliter son retour au Choal, où il le renvoyait avec une lettre pour son maître. Dans cette missive, le vice-roi déclarait à Ménélik que son délégué lui ferait certaines « communications verbales» de sa part; il l'informait que Kassa, roi d’Abyssinie, avait levé ses troupes et les avait réparties sur les frontières du Soudan, mouvement qui indiquait « de mauvaises intentions» de sa part et constituait en même temps une « atteinte» aux frontières de 1 Égypte W, Les bateaux Kossér et Hodeida furent mis à la disposition d’Arendrup qui quitta Suez le 20 septembre (1,

(D AA. le Khédive à Arakel bey, 17 septembre 1875,

M A.A., Reg, 10, Ordres supérieurs, pièce 9, p..3, O.S, à Arendrup bey, 18 septembre 18975.

FM A.A,, Reg, 10, Ordres supérieurs, pièce 19, p. 4, O.S. à Alaeddin bey, 18 septembre 1895,

% AA, Rep, 10, Ordres supérieurs, pièce 14, p. 6, O.S, au gouverneur de Zeyla, 19 septembro 1875,

“AA, Reg, 10, Ordres supérieurs, pièce 13, p. 4, le Khédive à Ménélik, 18 septembre 1875,

I AA, Reg, 33, Arr, Abt., pièce 107, l'agent de la Khédivioh à Khairi pacha, 20 seplembre 1895,

PAT: FES RFO RER r 7 om ee

ete

Hist, du règne du Khédive Ismail, LOUE, 3° partie.

ny) & 4 TS & S = & E s % ‘ o KR ss 0 ce) | ‘ à à D © À >» Le EC ai Gumwon À SC MassAWA.

> Le Ne ra à F- RAA RE ovni" à petit” ‘ © D , à EE, H Ÿ : De 6 Ce / D Le de. È eÿ € Fa vs Di 7 © = ZuiLa Sd o m pe Ÿ- (en) a Le 4 o

<* o42/KA/A.

oJENAFE,

Pl.

ÉMBATÉ

Le]

dsous. (A ë o > Le CUMAAN À ea

. nr A/LET a" ghz"

got | SDaweous.

“o7wrzoh*

oA2/KA/A.

es; Poe oJENAFE, LR

l TE à # pAÂ ê res Le ; EXPEDITION ARENDRUR L | i Jr ctello da rs houte des Kéyssme, | AS + cumsscss.froute des Égyfuliens, RE , ADICA mfreteoite des E puhiens

&ut Koyafior et Massawa.

42 Fr se

L'EXPÉDITION ARENDRUP. | 753

Page 1