MOYENS DE TRANSPORT
Lors de son arrivée à Massawa, le sirdar avait paru décidé à pousser rapidement ses forces à l'assaut du plateau abyssin.« Les circonstances présentes, écrivait-il le 12 décembre 1875, sont favorables à une attaque brusquée contre l'ennemi avec une force suflisante et avec toute la rapidité possible pour nou: venger de lui et obtenir notre revanche. Gela l’emptchera de se concentrer, de se préparer et de choisir les occasions qui lui conviennent, sans compter que l'attaque aussitôt après la bataille précédente le jetterait dans un profond désarroi. Pour exploiter cette occasion qui se présente à nous et semer l’épouvante dans le cœur de l'ennemi, il nous faudra transporter les soldats au fur et à mesure, avec leurs munitions, leurs tentes, leurs armes, aux points où ils doivent se poster U),» Le problème qui se posait au sirdar pour joindre l'ennemi, était done, avant tout, un problème de transports.
Cette question avait préoccupé le Khédive dès le commencement de décembre et il s'était adressé au gouverneur de Souakin et au vékil général du Soudan oriental pour savoir le nombre d'animaux qu'ils seraient, chacun, à même de fournir , Le premier répondit qu’il pourrait acheter
300 chameaux au moins dans un délai de vingt jours, au prix de 35 tallaris .
par tête #}, Alaeddin bey, de son côté, pensait qu'il pourrait se procurer dans sa moudirieh 5.000 chameaux de transport vigoureux, à des prix
03 AA, Carton 59, Maïa Sanieh, pièce 353, Rateb pacha à Khairi pacha, 19 décembre 1875. |
6) A.A., Reg, 25, Dép, Abd., pièces 488, 489, Khairi pacha au vékil général du Soudan oriental et au gouveneur de Souakin, 1° décembre 1875.
6) A.A., Reg, 34, Arr. Abd., pièce 366, le gouverneur de Souakin à Khairi pacha 1°" décembre 1875. Le gouverneur réclamait à la Maïa l’envoi d’une somme de 30,000 tallaris, dont 10.000 étaient destinés à couvrir un arriéré dû,