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, moyens de transport réduits dont on disposait. Or, rapporte Dye, in que la route de Kayakhor eût été recommandée au Caire par le général Stunr, conseillée à Massawa par le général Loring, et que les officiers Ju génie eussent même déjà commencé à y travailler pour l'améliorer, iteh pacha ne l’avait pas encore acceptée. «Les renseignements que nous avions sur cette route, ajoute le colonel, n'étaient d’ailleurs pas muplets ; les cartes étaient défectueuses, les informations parfois contradutoires.» Cependant il n’y avait plus de temps à perdre ; le Khédive ulait que l'expédition fût achevée avant la saison des pluies. De plus, u l'on tardait, le roi Jean pourrait se saisir des passes etentraver la marche, unon inême détruire la campagne dans l'œuf, On savait que la mobilisation rective des Abyssins ne se ferait qu’au dernier moment, à cause de la dhiieulté de nourrir les troupes, et qu'il faudrait deux ou trois semaines au roi Jean pour réunir ses soldats. La question pour les Égyptiens était done d'atteindre, par étapes, le plateau de Goura, avant ce délai, c’est-àà-dire avant que le roi n’en prit possession lui-même (1),
L'élat-major suggéra à Rateb pacha ‘de faire avancer sur Asmara la rarnison de Senhit, afin de protéger les habitants du Hamacène contre les déprédations des Abyssins et de couvrir le flanc droit de la ligne d’opérations ; mais le sirdar évita de se prononcer à ce sujet ), Il fut égolement proposé au conseil de pousser un bataillon d'infanterie et deux canons jusqu'à Ghinda, point relié par une route à Baaraza, et où l’on élèverait un ouvrage capable de tenir plusieurs compagnies et l'artillerie, Quant à h force principale, elle suivrait la route passant par Yangous, Ambatokan, Haruza, Adiraso, Kayakhor, et comprendrait 4.000 hommes, dont 5 “ompagnies du génie, une batterie et quelque cavalerie. Gette force se portrait d'abord à Baaraza, où elle établirait un dépôt fortifié, et d’où elle
Of, Dve, op. et, p. 204 à 208.
! «Ayant, dès le début, décidé de prendre la route de Kayakhor, écrit Loring, ie runseillai fréquemment d’amener les troupes qui étaient à Senhit ot sur la frontre du Bogos ainsi qu'à Gallabat pour opérer sur notre flanc droit; et, particuliètwinent, de prendre à notre service les chefs amis et leurs guerriers, certains d’entro ‘x étant hostiles au roi Jean, On aurait pu amener d’autres personnages impor- Hüls à nous aider, mais pour une raison inexplicable, je ne sais laquelle, cela ne fat jamais fait,» (CF. Lonne, op. cit., p. 345.) |
lat, du règne du Khéd, Tamait, 4, UL, ù 55
pousserait un détachement sur Adiraso pour occuper ce point et y conslituer un dépôt de vivres. À Adiraso, situé dans l’Aligoudi, on trouverait de l’eau, du bois, des ombrages, et comme il n’y avait pas de pluie à cette saison, les vivres ne s’y abimeraient pas. De nombreux détachements ou escortes circuleraient entre Massawa et Baaraza, en vue d'accélérer le transport des vivres et des munitions. Lorsque Baaraza serait devenu le dépôt général de l’armée, le commandant en chef pourrait avancer aver 4.000 hommes ct deux ou trois balteries jusqu’à Kayakhor et s'emparer de la passe qui conduit au plateau de Goura. Tel fut le plan propose au conseil par le colonel lye ; son exécution demanderait deux à trois semaines. Personne n'éleva d’objection l1,
(2 Cf. Dys, op. cit,, p. 210,211.