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des retranchements s’emparer des chameaux, des mulets, du bétail, entes et du matériel qui y avaient été laissés 1),
vin proposa au sirdar de faire sortir la cavalerie pour ramasser Îes ës, mais Rateb refusa de laissèr un seul soldat sortir du fort ndant, après beaucoup d'efforts, le chef d'état-major obtint l’autoon de faire effectuer quelques petites sorties. L’une d'elles, exécutée une compagnie de noirs, eut un plein succès fl, Vers 4 heures de “midi, l'ennemi se retira de la plaine et les Égyptiens purent aller l’eau dont ils avaient le plus grand besoin (1,
ns la nuit du 8 au 9 mars, d’autres blessés rallièrent Je camp. Le 9, int du jour, le médecin du prince, Badr effendi, revint au fort, entiènt nu; blessé au passage du ravin, il avait été fait prisonnier et em- ‘eu captivité. Pendant son séjour au camp ennemi, une femme abysprise de pitié, avait desserré ses liens, ce qui lui permit de s’échapper(f). ajor Ismaïl Sabri effendi, qui avait reçu quatre blessures, avait été : par les Abyssins au village de Goura ; une femme indigène le reeueilsoigna et l’aida à s'échapper.
ur la foi de la croyance généralement répandue que le roi Jean {combat de préférence le mardi et le jeudi, écrit M. de Suzzara, les
« Ces maraudeurs, rapporte M. de Suzzara, s’exposaient avec Ja plus grande té au feu dirigé contre eux, qui en coucha par terre un bon nombre, sans cher aucunement les autres de continuer leur besogne de pillards.»
Cf, Donne, op, cit., p. 423, « Vu la proximité d'un ennemi si nombreux et si , écrit M. de Suzzara, il fut jugé imprudent d’affaiblir la garnison si insullidu camp de Goura, en envoyant des détachements pour recueillir les blessés sur le champ de bataille ct ensevelir l'immense quantité de morts qui le aient, v
Cf, Dve, op. cit., p. 384. M. de Suzzara écrit que ce détachement fut envoyé lu fort pour détruire les parapets entourant la partie abandonnée du camp, travail, dit-il, ne put être malheureusement accompli-en entier, car une des S faces du parallélogramme, celle du sud, resta presque intacte, de sorte que demain les Abyssins trouvèrent derrière ce rempart un excellent abri.» Dye celte opération de démolition Île lendemain.
CF, Tuunneyssex, op. cit, L’eau se trouvait à 500 pas environ en dehors du , d’après Suzzara,
CE Dve, op. cit, p. 384, Certains prisonniers égyptiens durent ainsi leur liber. tendre sentiment qu'ils éveillèrent chez les femmes abyssines,
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Égyptiens s’attendaient à ètre attaqués Le jour suivant qui élait un jeudi La moitié de la garnison passa la nuit sous les armes ; il faigail clair de June, et les alentours du camp, dégagés jusqu'à la distance de 400 pus de broussailles et de buissons coupés par les soldats pour faire du fou, oflraient un espace suffisamment découvert pour empêcher toule surprise Il n’en était pas de même du côté sud, où le rempart resté debout et um profonde ravine, dans laquelle les Égyptiens allaient puiser de l'euu, offraient aux Abyssins toute facilité pour s’avancer el s'établir jusque prés du réduit, à l'abri du feu de la mousqueterie.»
Dès la pointe du jour. le 9 mars, les Abyssins entourèrent Fort-Gourà de tous les côtés. Profitant des obstacles pour se mettre à couvert, ils commencèrent à tirer sur la ligne tout entière, On pouvait voir des masses ennemies partiellemen . dissimulées derrière les crêtes des collines environnantes, prêtes à se jeter sur le fort, si la garnison témoignait quelque faiblesse, ou si les hommes se démoralisaient sous l'effet du feu. À mesure que le bruit du canon et de la mousqueterie augmentait, les Abyssins, fort excités, couraient de la colline à la plaine et de 1à regagnaient les hauteurs, cherchant à occuper des positions plus fortes pour soutenr l'attaque et à serrer le fort de plus près. De 2.500 à 3.000 hommes en. touraient l'ouvrage, tandis que le reste de l’armée du négus se tenait sur les collines. Une batterie de trois pièces qui protégeait, du côté égyptien, un point faible formant saillant, devint le point de mire des assaillants, Des centaines d'Abyssins, abrités derrière les anciens retranchements, l'attaquèrent ; ils commandaient de plus le principal point d’eau et ne laissaient à la garnison assiégée que l’usage de puits moins exposés, mais d’un débit insuffisant. Tous les officiers et sous-officiers placés à la batterie furent tués ou blessés, ainsi que deux officiers d'état-major qui en prirent surcessivement le commandement (f}, À mesure qu’un homme tombait, un autre prenait sa place, jusqu’à ce que, finalement, pas moins de quins d'entre eux succombèrent à ce feu meurtrier (),
(3 L'un de ces officiers était aide de camp du général Loring.
M CF, Dve, op. cit, p. 387, 388, La plupart des pertes de la journée, du cûtr des Égyptiens, furent supportées par les artilleurs, lesquels, écrit M. de Suzzara, en servant leurs pièces, étaient obligés de se montrer presqu’à découvert, Le sucer: de cette journée fut dû presque en entier à ces braves gens ; mais déjà, dans celle
Vers 16 où 11 heures du matin, l'ennemi ouvrit également un tir plongant sur le fort avec des pièces qu'il avait capturées l’avant-veille et mises en position la nuit précédente, sur une colline dominante, à 1.200 ou 1,500 mètres à l’est du fort. Trois ou quatre obus seulement furent tirés encore n'explosèrent-ils pas Ü. Les canons Krupp égyptiens, placés sur ke tertre, eurent bientôt fait de détruire cette batterie avec quelques obus bien dirigés ®, Lorsqu'ils entendirent le bruit de leurs canons, les tirailivurs abyssins redoublèrent leurs efforts. Une pluie de balles en schiste #)
du 7, leur conduite avait été au-dessus de tout éloge ; presque tous les servants des auons pris par l’ennemi s'étaient fait tuer sur leurs pièces. Une mention toute parueulière est due au commandant de l'artillerie, le-major Ismaïl Sabri effendi, qui, bien que rentré au camp seulement dans la matinée du 8, le visage fendu et atteint de quatre autres graves blessures, ne manqua pas, après un pansement sommaire, de prendre part au combat du 9, pendant lequel, couché entre deux canons, il ne aa de diriger ses hommes ct de les encourager.»
#1 4 Vers 8 heures, écrit de son eûté M. de Suzzara, un coup de canon partit des hauteurs dirigé contre le front est du retranchement ; le boulet passa en sifflant pardessus le camp et alla se perdre au delà sans produire aucun domniage ; un second projertile frappa la terre en deçà du but. L’artillerie égyptienne ayant exactement saleulé la position des canons ennemis, dirigea contre eux son feu auquel les Abysans répondirent encore une fois, après quoi il n’y eut plus de décharge d'artillerie de leur part. On sut plus tard que, dans la journée du 8, le roï Jean avait fait les plus grands efforts pour découvrir des artilleurs parmi les prisonniers égyptiens, dans intention, sans nul doute, de Les forcer à servir ses canons, mais il n’en trouva sucun, Gette circonstance démontre la fausseté du bruit vrécédemment répandu, d'après lequel le négus aurait possédé 1 8 pièces d'artillerie bien servies et pourvues de munitions, qui l’auraient accompagné dans toutes ses expéditions, »
On disposait au fort d'après Suzzara, de 14 pièces d'artillerie dont deux
iaent été ramenées du champ de bataille.
“Les Abyssins fabriquent eux-mêmes la poudre qui leur est nécessaire ; pour «ela, ils font venir le soufre des solfatares du pays des Adal ; ils n'ont pas de plomb, l'est vrai, pour couler des balles qu'ils remplacent par des lingots de fer forgé ou jar de petites pierres rondes; mais ils emploient généralement le schiste qu'ils Wllent.en projectiles cylindro-coniques..… Ces projectiles, trop légers, n'ont une portée ni juste, ni longue; de 1à probablement le peu d'importance que le négus teorde aux armes à feu dans les combats ; il trouve aussi plus digne de jui, comme sous l’a fait remaïquer un de ses soldats, de n'avoir à compter que sur le nombre # la valeur de ses guerriers pour défaire l'ennemi sans s'arrêter.» (Cf, G. Son, | Éthiopie, p.9t.)
tomba sur Le tertre où le prince Hassan était campé, et quelques hommes, y compris un membre de sa suite, furent atteints, On s’occupa, dès lors, de construire des traverses à l’intérieur du fort pour abriter Le personnel. Au bout de quelques heures, la partie de l’ouvrage qui n’était pas dédilée, se trouva assez bien protégée par des sacs de biscuit (0, À partir de ci moment, il y eut peu de blessés, sauf païmi les animaux, bien que k fusillade n'ait cessé d’être intense toute la journée l,
Pendant l'attaque, les Abyssins se pressaient anxieusement sur les vol. lines environnantes. Occasionnellement un obus Krupp éelatait parmi eux et les dispersait ou les tenait sur le qui-vive. Le négus lui-même, bien qu'au centre d’un des groupes les plus éloignés, n’échappa pas au tir de l'artillerie. Il se tenait sous un vaste sycomore qui le protégeait des rayons du soleil, lorsqu'un olus explosa près de lui et blessa une personne de sa suite M), Le feu diminua quelque peu d'intensité vers le soir (), Une on
0) D’après M. de Suzzara, on avait travaillé pendant la journée du 8 et la nun du 8 au g, à exhausser les parapets à l'aide de sacs contenant du biscuit, et à cons. truire une sorte de parallèle doublant le front principal, qui procura une protection très efficace contre le feu dirigé d’arrière.
@ Cf. Dre, op. cit., p. 388.
&) Rateb pacha mentionne le fait dans son rapport du 11 mars, mais indique . qu'il s'est passé le vendredi 10 mars.
# «Le feu, écrit de son côté M. de Suzzara, dura sans interruption jusqu'à 4 heures du soir, sous les ardeurs d’un soleil dévorant qui firent épuiser par les Égyptiens leur provision d'eau jusqu'à la dernière goutte. Leurs efforts vraiment héroïques furent, du moins ce jour-là, couronnés de succès et eurent pour eflet de les délivrer d'une situation réellement eritique, Les masses principales des Abyssins. dans lesquelles le feu de l'artillerie égyptienne faisait de sensibles ravages, renon cèrent à s’avaneer à portée de canon ; quant à leurs fusiliers, ils restèrent cachés der: rière leurs abris, dont l’un notamment, le parapet non rasé du camp, fut à peu près démoli par les projectiles partis du réduit servant de retraite aux débris de l'armée. De la sorte la journée se passa, sans que l'ennemi, malgré sa bravoure poussée juqu'au plus complet mépris de la mort, parvint à se former en colonne d'attaque et à livrer l'assaut au retranchement égyptien, assaut dont le résultat final ne pourait guère être douteux, vu l’insufisance d’une garnison de 1.500 hommes, sans moindre réserve, pour garnir un développement de goo mètres de rempart, lequel étant d’un très faible relief et dépourvu même de fossé, ne pouvait offrir qu'un obstacle insuflisant aux assaillants.…, Les pertes des défenseurs du camp ne s'êlr vèrent ce jour-là qu'à 4 morls et 17 blessés, parmi lesquels 4 officiers.» (Cf. de
dux sorties faites par les Égyptiens permirent de repousser l'ennemi (), IL était indispensable de détruire les retranchements que les Abyssins avnient si efficacement utilisés. Les officiers d'état-major donnèrent l’ex- «mple; rois d’entre eux, Derrick, [rgens et Porter, chargeant leurs sutls sur leur dos, se portèrent à l'ouvrage et commencèrent à le démolir ; une corvée fut alors envoyée pour exécuter le travail. Ges officiers trouwrent près de 300 cadavres dans Îes retranchements voisins du point d'eau; les blessés légers s'étaient échappés Pl. Certains cadavres étaient
sue, op. cit, p. 741, 74a.) — e L’ennemi a envoyé aujourd’hui le gros de son armée contre nos retranchements, lit-on dans Îe journal de Ragab Saddik, et il a rntouré ct assiégé notre camp de tous côtés, Les coups de canon et de fusil se suiisvnt sans interruption des deux côtés, Les deux bataillons d'infanterie qui n’ont pas pris part à la bataille d'hier et qui sont demeurés dans le fort, ont fait preuve l'un courage sans pareil en dépit de la pluie de balles qui tombait sur eux, Les forces ennemies qui nous ont attaqués aujourd’hui étaient formées en grande partie des amis personnels du roi et de ses soldats d'élite qui avaient pris l'engagement de ‘emparer de nos retranchements et d'occuper Le camp, quel qu’en fût le prix, Ueet effet, ils firent preuve d’un grand courage au point qu'ils se rapprochaient 115 mètres du khor situë du côté sud-est du camp. Mais le feu que déversèrent sue eux nos troupes les empêcha d'atteindre leur but. Chaque soldat ennemi qui montrait sa tête dans l’excavation où il se trouvait, où qui avait le courage de se wrttre debout, recevait sur-le-champ une pluie de balles. On a constaté qu'ils avaient perdu environ 5.000 tués, sans compter les blessés qu'ils transportaient au fur et à mesure, Le combat se poursuivit avec acharnement jusqu'à 11 heures de la jourver, L’ennemi se retira du champ de bataille à la suite de la mort d’un des plus stands ministres du roi Johannès. De notre côté, un moawen d'infanterie, 8 oflifiers el 1 2 soldats furent tués au cours du combat et nous n’avons pas eu à déplorer d'autres pertes, On peut dire que cette bataille a élé plus dure pour l'ennemi que celle de mardi passé, vu les grandes pertes d'hommes qu’il a subies comparativement vs nôtres ct que l’armée égyptienne s’est bien vengéc des Abyssins, »
°° Vers 5 heures, écrit M. de Suzzara, un premier détachement fut envoyé pour chercher de l’eau et retourna au camp sans avoir rencontré l'ennemi,» — 4 Je sortis du fort avec une compagnie de soldats soudanais, rapporte de son côté Thurneyssen, «je lrouvai de 3 à 4oo cadavres ennemis autour de notre fort, presque tous tués par des projectiles de nos canons, le feu de notre infanterie ayant été très peu eflicace.s “+ On explora les alentours les plus proches du camp, écrit M, de Suzzara, jusqu'à l'ancien parapet et à la ravine, et l’on trouva dans cet espace 850 cadavres ibyssiniens ; les blessés et probablement la plus grande partie des morts avaient été “portés par les ennemis. »
mutilés ; les uns avaient les mains coupées, d'autres avaient EE partit. lement brûlés. Ges atrocilés avaient dû être commises, Lors de leur der. nière sortie, par les troupes égyptiennes assoiflées de vengeance; peut. être aussi achevèrent-elles les blessés incapables de se mouvoir. Avisé du fait, le général Loring ordonna d’enterrer les cadavres. On pouvait crain. dre, en effet, que les Abyssins, en découvrant ces mutilations, n'ewr. çassent des représailles {erribles sur Les piisonniers égyptiens qui se trou. vaient en leur pouvoir. La corvée qui travaillait à démolir les retranche. ments réussit à enterrer deux ou trois douzaines de cadavres, dans le fossé, avant la nuit, Néanmoins les Abyssins n'ignorèrent pas le fait, car, dam la nuit du g au 10 mars, ils revinrent chercher les corps de leurs cam. rades Lombés dans le combat et déterrèrent un des cadavres mutilés Un},