‹ Histoire du RoussillonChapitre 108 sur 241 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

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Jacques-Je-GoïKittéraiit, en crésm ce royatime pour en faire l'apanage de son second fils, avait plutôt suhi Tinstinct aveugle de la tendresse paternelle , que les sages conseils d'une politique éclairée. Nous avons vu quelle source intarissable de dissensions il avait légué k ses descendants, par une disposition qui feisait déchoir la Monarchie aragonaise de ce haut degré de puissance, où sa valeur Tavait élevée durant le cours d'un long règne. Composé de provinces sans aucune liaison entr^elles, et qui avaient vu avec peine leur séparation, le nouveau royaume ne pouvait oAîr k ses Souverains les moyens de résister aux entreprises des princes de la branche aînée. Le traité de 1379, arraché h la faiblesse du lloi de Majorque, devait empirer sa position, en donnant au 8ouvendn d'Aragon des droits dont il pouvait aisément abuser. D'autre part, les Seigneurs et les villes de la Gerdagne, du Roussillon et des lies Baléares, n'ayant plus le droit d'en* trée aux États de Catalogne, se trouvaient privés de toute influence dans le gouvernement du pays, et se voyaient avec peine soumis au pouvoir à peu près illimité de leur Souverain. On doit cependant convenir que ces princes

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