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CHAPITRE SEIZIÈME

Un acte très important, Tarrét du Conseil d'État du 15 ^^^* mars 1725, réglemente Tusage des eaux du ruisseau de las Canals, qui prend sa source au-dessus d'Ille. Concédé en toute propriété à la ville de Perpignan , par lettres-patentes de Charles Vlll, cq ruisseau est le plus considérable de tous ceux qui servent à l'arrosage dans le Roussillon. 8a longueur est de 28.872 mètres; sa pente de Qn^OOSi par mètre : U dimension en largeur, devait être de quatre mètres; mais, sur plusieurs points, on l'a réduite par des empiétements, ou même, ce qu'on a peine à comprendre, par des constructions en maçonnerie.

Exécution d'une digue de 1.100 mètres en amont, et Den2i à 400 en aval, du pont dit de la Pierre, à Perpignan , pour ^'^2^contenir les eaux de la Tet, qui, à la moindre crue, se déversaient vers le nord, et causaient des dommages incalculables aux terres de la vaste plaine, entre cette rivière et TAgly : on lui donna vingt mètres d'épaisseur, 2"» 66 d'élévation, avec un talus au double du côté des terres. Construite sous l'intendance de M. Orry, elle en prit le nom.

L'intendant qui lui succéda, Baûyn de Jallais, forma, i72SL à l'entrée de la route de Prades, une promenade plantée d'ormeaux, la seule dont la ville de Perpignan ait joui pendant longues années.

Il fit, aussi, combler la partie de l'ancien canal royal ^ ^734. qui occupait le milieu de la rue des Cordeliers (maintenant Saint-Martin). Ses accotements étaient plantés d'orangers.

Ordonnance du 10 novembre, qui organise régulière- ^33. ment le corps des somatens, ou milices préposées à la garde des places fortes. Leur création remontait au xv<^ siècle : elles étaient payées par l'extraordinaire des guerres. La totalité du corps fîit port(^e k 2.960 hommes, répartis de la manière suivante :

392 HISTOIRB DU ROUSSILLON.

Pour la ville de Perpignan 1.000 hommes.

Pour la Citadelle 3â()

Pour Collioure 520

Pour Bellegarde 3S0

Pour le fort des* Bains 80

Pour Prat8-de-Mollô 200

Pour Villefranche 200

Pour Mont-Louis 520

Total. . . 2.960 hommes.

n57. Forte crue de la Tet, qui enlève une arche du pont

des Eaux-Vives et deux du pont de Pierre, à Perpignan ; ces arches ne furent rétablies qu'en 174*2.

4744. Levée de deux bataillons de fusiliers des montagnes,

(les Miquelets) à Tinstar de ceux qui avaient fait un service semblable dans les guerres de succession, et en remontant plus haut, au xiv® siècle, sous le nom d'Âlmo* gavares. Armement et habillement, tout-à-fait propres k l'agilité qu'exigeait leur destination : chaussure en spar^ terie et le bonnet catalan; point de tentes, coucher toujours au bivouac. Ce corps, aux ordres d'ua Maréchal de Camp roussillonnais, fut d'abord commandé par le Baron d'Ortaffa, et dans la campagne de Mahon, où il se distingua , par le Comte de Saint-Marsal.

^747^ Le Comte de Mailly est nommé au commandement en

chef du Roussillon. Son administration a fait époque dans ses annales. Il y trouva toutes les branches du service fort négligées ; mais, en peu de temps, il rétablit l'ordre, n serait trop long d'énumérer tout ce qu'il a créé ou amélioré à Perpignan : la restauration de l'Université, la fondation d'une École-Militaire, de l'Hospice des Repenties , de l'École des Enseignantes , et l'augmentation de ki Bibliothèque ; on lui doit de plus le rétablissement de Port-r

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