CHAPITRE XVII
NOVICB StlB PBBPICWAN.
Bosch, auteur perpignanais, né vers la fin du xvi® siècle, a voulu gratifier sa patrie d'une très-haute antiquité. Suivant lui, cette ville existait huit cents ans avant Jésus-Christ; son assertion n'a aucun fondement, et ne mérite pas une réfutation. Perpignan a-t-il été b&U sur les ruines d'un municipe romain appelé Flavium Ebusum, comme parait Fadmettre M. de Marca , d'après une inscription ' placée sur le mur de clôture d'un jardin de cette ville? Il serait difficile, d'après Fossa, de ne pas rejeter cette opinion, quoiqu'elle ait été adoptée par des auteurs très-estimables : ainsi, on la trouve admise dans la géographie de Malte-Brun. Notre savant compatriote prouve que le mur sur lequel cette inscription était fixée, faisait partie de la maison d'un Gentilhomme nommé Davi, mort à Perpignan en 1569, après avoir été Gouverneur de l'île d'Yviça , appelée en latin Ebusus. D'après ces donnéei^, le Mimidpium Fia" vium Ebfisum ne doit-il pas avoir plutôt existé dans cette tle qu'en Roussillon? Et si l'inscription se trouve à Perpi-
1 L. Conieliiu lon^s et M. Gornelias avitas p. et L. Cornditts loûgu. et. G. Cornelivs Senrinns. et. M. Coraelios aTitus et P. CornelioB Cornelianus- nep. exl. eime aquam in Mnoîcipium FlaTinm Ebusum S. P. P.