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HAUTEUR

d'après d'antres

obserrations.

2422,6 mètrti.

La surface totale du département est de 411.457 hectares, dont environ 145.000 sont consacrés k la culture des céréales et des prairies, tant naturelles qu'artificielles ; 18.000 hectares, fertilisés par l'irrigation, produisent, tantôt des grains, tantôt des fourrages ou des légumes. Environ 9.000 hectares sont plantés d'oliviers; la vigne est cultivée sur 55.000 hectares; 47.300 sont couverts de bois d'essence et de qualités diverses, et, par conséquent, d'un produit très-différent. Les 159.257 hectares

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restants, ne sont que rochers, sables, étangs, mauvaises pâtures communales, chemins, lits de rivière ou de torrent, ou autres terres de nature non imposable*.

Le département ne produit le grain nécessaire \ sa consommation, que lorsque la récolte est très-bonne; il y a, au contraire, un déflcit d'autant plus considérable lorsqu'elle est mauvaise, que les contrées voisines en tirent une grande quantité de blé pour semence.

La vigne, cultivée en général sur des terrains improprès à toute autre culture , est bien plus appréciable par la qualité que par la quantité de ses produits. Si la fréquence des récoltes médiocres, et le bas prix auquel le propriétaire est le plus souvent obligé de se défaire de ses vins, rendent cette culture peu profitable pour lui, elle est extrêmement utile par la masse des travaux qu'elle procure à la classe ouvrière. On consomme dans le pays, la majeure partie des vins qu'on y recueille; on évalue l'exportation a environ 120.000 hectolitres, sans compter ce qui est converti en eau-de-vie*.

11 n'y a pas de récolte aussi incertaine que celle des olives; il est rare qu'elle soit généralement bonne: dans ce cas, elle peut fournir i \ .000 hectolitres d'huile, dont on exporte à peu près le quart.

Environ 50Ô.000 kilogrammes de laine de diverses qualités, sortent toutes les années du département; le reste est ouvré et consommé dans le pays, où l'on fabrique à

1 II GODTient de modiAer c«s cbirTres. pour avoir l'état actnel de la culture dans le déparrement t on y compte 43.000 hectares en céréales; i6.000 en cultures diverses; i5.000 en prairies naturelles ou artiflcielles ; 9.000 en oUvettes ; 37.000 en Jachères ; en tout : iSO.OOQ becUres, dont 18.000 à l'arrosage; les vignes s'élèvent à 38.000 hectares; les bois à l'État 00 à des particuliers à 59.000 hectares. Le surplus, 194^157 hectares, en mauvaises pâtures, étangs, sables, rochers, etc.

2 L'oïdium a fortement sévi dans le département depuis 1852 ; non-seulement les vigne?^ mais les arbres fruitiers en ont souffert. Le prix très élevé du vin a . pour quelques particuliers, compensé le déflcit en quantité. On a payé l'hectolitre de 80 i 90 francs.

peu près 1.700 pièces de draps communs ou moletons, et quelques centaines de bonnets.

Les fo^es du d^trtement fournissent 1 .480.000 kilogrammes de fer de bonne qualité, dont près des trois-qnarts s'exportent. Cette fabrication nous serait très-avantageuse si elle ne consominait une immense quantité de bois, qu'il faudrait ménager. En effet, puisqu'il faut 100 kilogrammes de charbon pour fabriquer 34 kilogrammes de fer, et iOO kilogrammes de bois pour avoir 17 kilogr. de charbon, on voie qi|e, pour obtenir tes 1.4S0.000 kilogrammes de fer que donnent les forges du département, il faut brdder 25.607.612 kilogrammes de bois, masse de combustible, qui, jointe au bois nécessaire pour les constructions, le chauffage , le brûlement de l'eau-de-vie , forme un total qui ne peut être fourni par les forêts du département. Aussi, tirort-on, pour l'usage de ces forges, du charbon de TEspagne et des départements limitrophes. Cehn de l'Aude hii fournit des bois de construction et de chauffage, et, en revanche, il alimente quelques-unes de ses forges, avec du minerai que lui envoie le troisième arrondissement.

Les haricots, les fèverolles, la graine de luzerne, le gros et le petit-millet, les fruits, le jardinage, le liège, soit en planche, soit ouvré en bouchons, le miel, le merrain, la sardine, les cuirs et les peaux , sont des articles, qui, pris chacun en particulier, ont peu d'importance ; mais qui , réunis , forment une exportation assez considérable. La soie, d'une belle qualité , ne donne encore qu'un produit insignifiant : mais , si le zèle avec lequel on s'est livré, depuis quelques années, à la culture du mûrier ne se ralentit pas; si l'on s'applique à adopter les meilleurs procédés pour la conduite des magnaneries; si l'on a soin d'introduire dans le pays les machines les plus avantageuses pour la filature, celte matière pourra devenir un objet très- intéressant.

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