‹ Histoire du RoussillonChapitre 208 sur 241 · ÉTANGS · texte numérisé non relu

ÉTANGS

(Appcudiu, n® 29.)

Les deux fontaines situées près de Salses , dont nous venons de parler, déversent en vingt-quatre heures^ dans l'étang de ce nom :1a première 297.109 mètres; la seconde 180.619 mètres cubes d'eau, contenant à peu près les mêmes éléments que celle de la mer. Cet étang, dont une partie appartient au département de FAude, a une surface de 5.300 hectares. Le niveau des eaux, en temps ordinaire, est supérieur de trente centimètres k celui de la mer. Il en est séparé par. une langue de terre sablonneuse, d'une largeur variable, et y communique par deux ouvertures, appelées lès graus de Salses et de Leucate.' Lorsque la mer, soulevée par les vents d'est et de sudest , acquiert un niveau bien supérieur k celui de l'étang , elle y pénètre, à son tour, par ces mêmes ouvertures.

En suivant la côte , on trouve , à deux lieues au sud , celui de Saint -Nazaire, communiquant à la mer par un grau souvent encombré de sables. Sa surface est de 941 hectares; il reçoit le Réart et deux fossés de dessèchement; il n'a pas une grande profondeur, ce qui fait que, lorsque les étés sont très chauds, il se dessèche et se couvre alors d'une couche de sel. Le même effet a lieu sur l'étang de Villeneuve, qui n'a que 176 hectares de superficie. Situé dans les terres , h une lieue sud-ouest de celui de Saint-Nazaire , il n'a pas d'écoulement, et n'est alimenté que par les eaux pluviales tombant sur une petite étendue de terrain : il serait facile d'en opérer le dessèchement*.

Les nombreux étangs des montagnes ont peu d^étendue,

1 L'opérât toD vient d'avoir Uea en 1851 et 1855.

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