CHAPITRE SEPTlÈMIi
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Il est fait mention de ce Comte dans une charte du 5 des nones de novembre, onzième année du roi Robert (1007). De concert avec son frère Hugues d'Ampurias, il y 4007. donne au monastère de Saint-Pierre de Rhodes, quelques terres situées dans les Comtés de Pierrelate et d'Âmpurias, et provenant de la succession de leur père. Guislabert mourut, suivant Tavemer, avant Tan 1014. On ne connaît pas le nom de sa femme ; il en eut au moins deux fils: Gauzfred, qui lui succéda, et Suniaire. On les voit figurer dans une vente faite de concert avec leur oncle Hugues, l'an 1029, a l'abbaye de Saint-Pierre de Rhodes, d'un vaste terrain inculte, qui s'étendait des terres du monastère jusqu'au cap de Creux. Il est possible que Suniaire soit l'Évéque d'Elne de ce nom figurant , dans une charte de 1051. ^
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Il était en bas-âge lors de la mort de son père. Son oncle Hugues, se prévalant de cette circonstance, tenta de le dépouiller; mais Bernard Taillefer, comte de Bésalu, l'aida k repousser cette injuste agression. Son firère Oliba, évéque d'Âusone, fut le médiateur de la paix conclue en 1020 entre l'oncle et le neveu. La protection accordée au jeune Gauzfred par les deux fils d'Oliba-Cabréta, fait supposer qu'il était leur proche parent. Il assista, le 16 juin 1025, à la consécration de Téglise du vieux Saint- ^025. Jean de Perpignan. Le Roussillon était, comme tous les pays chrétiens, désolé par les guerres privées. Plusieurs Évéques avaient défendu, sous des peines canoniques, de commettre aucune violence le dimanche, afin de pouvoir vaquer au service divin. Cette trêve qui devait
loi rilSTOlBE DU ROL'SSILLON.
s'observer le jour du Seigneur, fut par cette raison appelée trève-Dieu. Le premier règlement connu sur cette matière fut fait dans un Synode, tenu le 16 mai 1027^ au Diocèse d'Elne, sous la présidence d'Oliba, évéque d'Ausone et abbé de Saint-Micbel-de-Cuxa , chargé de l'administration du Diocèse en l'absence de l'évéque Bérenger III ( voyez les Conciles du père Labbe ). D'après ce règlement, on ne pouvait, sous peine d'excommunication, convertie en anathème au bout de trois mois, attaquer un moine ou un clerc sans armes, un homme allant k l'église ou en revenant, ou bien marchant avec des femmes ; les églises et les maisons cftii n'étaient pas éloignées de trente pas, devaient être respectées en tout temps. Quant k un ennemi, il n'était défendu de Fattaquer que depuis l'heure de none du samedi jusqu'à l'heure de prime du lundi. Les heureux résultats de ce Synode, ou peut-être le désir d'en perfectionner les règlements et de les rendre plus utiles en les faisant exécuter dans une plus vaste contrée, engagèrent des Prélats et quelques Seigneurs de la province ecclésiastique de Narbonne 4044. k s'assembler, en 1041, dans le lieu de Tuluges, du Diocèse d'Elne , sous la présidence de Guifred , archevêque de Narbonne. On compta parmi ces Prélats les Évéques de Girone et d'Elne, et parmi les Seigneurs, le Comte de Roussillon, avec son fils, les Comtes Pons d'Ampurias, Guillaume de Bésalu , Raymond de Cerdagne , le Vicomte de Castelnou. La prohibition des hostilités eut lieu dans un plus grand nombre de circonstances : on défendit de commettre des violences dans les églises, les cimetières et autres lieux consacrés, lorsqu'ils n'étaient pas fortifiés ; d'attaquer les clercs, les religieux, les religieuses, les veu-
ves; de brûler les maisons des clercs et des paysans; de saisir les vaches, les. ânes, les juments , les poulains au-