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CHAPITRE SEPTIÈME

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Ce Comte régnait déjà en i075, puisqu'il fut chassé, cette année , de Téglise de Saint-Michel-de-Cuxa par les soldats du Comte de Cerdagne. On ignore s'il obtint réparation de cette insulte. Il termina en 1083 les diCTérends qu'il avait avec Hugues II, comte d'Ampurias. Dans l'accord conclu entre eux , le 4 des calendes de juin , Hugues s'engagea k assurer ses droits sur les Comtés d'Ampurias et de Pierrelate, à employer la voie de la justice, et, au besoin, celle des armes, pour châtier ceux qui voudraient lui faire tort. On convint qu'ils s'appelleraient réciproquement aux plaids tenus dans leurs terres; qu'ils partageraient les compositions et les amendes lorsqu'ils seraient tous les deux présents; et qu'en l'absence de l'un des deux, les bénéfices seraient pour l'autre. Il y fut convenu encore que, lorsque Guislabert irait à Ampurias, il y jouirait des mêmes droits et prérogatives dont jouissait Hugues. Ce traité, plusieurs plaids où le jugement est prononcé par le même magistrat, comme juge des deux Comtés, quelques dons faits en commun aux églises, ont porté Tavemer à croire qu'issus de la même maison , les Comtes d'Ampurias et ceux de Roussillon avaient gardé indivise la propriété des deux Comtés, dont ils se contentaient de percevoir séparément les revenus. Des arrangements de cette nature ont été trop fréquents à cette époque, pour nier qu'il en ait existé de semblables entre les deux branches de la maison de Roussillon ; mais nous n'avons pas des preuves assez fortes pour l'affirmer.

Le goût des pèlerinages lointains, si commun dans ce siècle, s'était aussi introduit en Roussillon. On prétend que, dès l'an 1027, Bérenger, évéque d'Elne, avait fait celui de Jérusalem , et que peu d'années après, le comte

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Gauzfred Gt celui de Saint-Jacques. On voit dans les chartes, un Comte de Bésalu, en 1055; Bernard de Corneilla, en 1087; Guillaume, vicomte de Castelnou et archidiacre d'EIne, en 1091, se disposer à visiter les Saints

4096. lieux. Enfin, en 1096, Gérard, fils aine du comte Guis-labert, partit^ suivi de plusieurs vassaux de son père, entr'autres de Guillaume de Canet, et se joignit à l'armée des Croisés, qui, sous la conduite de Raymond de Saint- Giles, marcha k travers les Alpes, la Lombardie, le Frioul et la Dalmatie, pour se réunir a ceux qui les avaient précédés à Constantinople, et aller à la conquête de la Terre- Sainte. Gérard était Tun des sept principaux chefs de cette moitié de Tarmée du Comte de Toulouse, qui partit la première , et qui , avec une autre armée de Croisés , arriva devant Nicée le 6 mai 1097. Après avoir contribué a la prise de cette ville, à celle d'Ântioche, et k toutes les victoires remportées par les Chrétiens, il fut, dans la bataille livrée sous les murs de cette dernière ville , Tun des chefs du onzième corps de l'armée chrétienne, composé de la cavalerie des provinces méridionales de la France. Les Croisés ayant ensuite marché sur Jérusalem, nous voyons au siège de cette ville, Gérard qui faisait partie de l'attaque commandée par Godefroy de Bouillon, pénétrer Tun des premiers dans la place. Après la défaite de l'armée du Soudan d'Egypte à Ascalon, Gérard se détermina k revenir en Occident par la voie de Constan-

1100. tinople. II était de retour au mois de septembre 1100. Arnaldus Yillelmi, de Salses, avait légué k l'église d'Elne le tiers du lieu de Saint-Génis-de-Tanyères. Le comte Guislabert Contestait la validité de cette donation. On

discuta cette affaire dans une réunion de nobles, de juges et de personnes d'un rang inférieur, qui eut lieu k EIne. Comme on ne décidait rien , le Comle ordonna a Raymond

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