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CHAPITRE SEPTIÈME

Villelmi, juge des Comtés de Roussilion, d'Âmpurias et de Pérelada , de prononcer le jugement. Celui-ci débouta le Comte , qui , furieux , se jeta avec son fils Gérard sur les possessions de l'Évéque, abattant les maisons, coupant les arbres, maltraitant les habitants ; mais ces princes, ramenés par les conseils et les reproches de leurs amis et des gens de bien, consentirent, dans un accord fait le 25 septembre 1100, k ratifier la donation d'Arnaldus de Salses, moyennant 700 sols que leur compta rÉvêque.

Quoique disposés k soutenir par les moyens les plus violents leurs prétentions contre l'église d'Elne, ces Comtes se montrèrent généreux envers celle de Saint- Jean de Perpignan. Guislabert lui donna, le 15 septembre 1102, de concert avec sa femme Stéphanie et son fils Gérard , la dime de toute la paroisse et quelques autres objets, afin que les ecclésiastiques qui la desservaient pussent vivre en communauté. La charte relative à ce don est la dernière où il soit fait mention de Guislabeit, ce qui fait présumer qu'il mourut peu de temps après.

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Ce Comte avait épousé avant 1102 Agnès, dont on ne connaît pas la famille. La première Croisade, où nous l'avons vu figurer avec honneur, ne l'avait pas dégoûté de ces expéditions lointaines. La piété et l'ambition le ramenèrent k la Terre-Sainte, où il se trouvait en 1109. Comme il en revint en 1112, il est assez probable qu'il ^42. partit au commencement de mars 1109, k la suite de Bertrand, comte de Toulouse, et que la mort de ce prince, qui eut lieu le 21 avril 1112, le détermina k abandonner la Palestine. Durant son absence, sa femme Agnès donna

k l'abbaye de la Grasse celle de Saint-André de Sorède, SOUS la condition d'en réparer les bâtiments, qui tombaient en ruines, s'engageant a faire confirmer cette donation par son mari, s'il revenait du Saint-Sépulcre. La charte qu'elle fit expédier pour cet objet, est du ¥1 septembre 1109 : il parait, d'après la manière dont elle s'exprime, qu'elle avait eu du Comte plusieurs enfants de l'un et de l'autre sexe. Mais, comme aucun d'eux ne signe cette charte , nous devons en inférer qu'ils étaient tous en bas-âge, et qu'ainsi le contrat de mariage de Gauzfred, l'un d'eux, fait le 5 des ides de mai 1110, avec Ermengarde, fille de Bernard Athon, comte de Béasiers et de Cécile, sa femme, contrat dont parlent Baluze et d'Achéri, n'est, comme sa teneur semble l'indiquer, qu'une simple promesse qui s'effectua plus tard. Ermengarde reçut en dot plusieurs fiefs , indépendamment des châteaux d'Abeillan et de Mèze, dont elle ne devait jouir qu'après la mort de ses parents. Le Vicomte déclare, en outre, que s'il venait à mourir sans enfants mâles, Ermengarde, ou toute autre de ses filles qu'épouserait Gauzfred, hériterait de tous ses biens. Revenu de la Palestine vers la fin de 1112, le Comte Gérard fut tué l'année suivante. On ignore les circonstances de sa mort, ainsi que les événements qui eurent lieu dans le Roussillon pendant les trois années suivantes ^ IH6. Une charte du 2 des ides d'avril 1116, et une inscrip-

tion placée sur l'édifice , nous apprennent que l'hôpital Saint-Jean de Perpignan, fut fondé le 5 avril de cette année, par un Comte de Roussillon , appelé Arnaldus Gaufredus ou Gaufredi , qui se trouve ainsi entre Gérard et son fils Gauzfred IIL Dom Vaissette suppose que ce Seigneur, fils de Gauzfred II , ne prit le titre de Comte de Roussillon qu'en qualité de tuteur de son petit-neveu Gauzfred III.

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