CHAPITRE DIXIÈME
Majorque. Après avoir mis ordre aux affaires de File, il partit pour le continent. Le 13 janvier 1312, il recevait, à Frontignan , les hommages des Consuls et des notables de Montpellier; mais appelé à Perpignan par la maladie de sa mère, il délégua son lieutenant à Montpellier pour recevoir le serment des habitants de cette ville. La veuve de Jacques Ier ne succomba point ; mais elle fut assez en danger pour se décider k faire son testament. Par acte, daté de Perpignan, le 23 mars 1312, elle donne quinze cents livres barcelonaises à son fils Ferdinand , le chargeant de compter cinq mille sols a sa sœur Sancie, et mille à chacun de ses frères, Philippe et Jacques. Elle recommande ce dernier au roi Sancho, chargé de lui fournir tout ce qui lui sera nécessaire, si les soixante livres de pension annuelle que lui avait laissées le Roi défunt ne lui suffisaient pas. Sancho s'engagea à remplir et à faire exécuter toutes les clauses de ce testament. Il était aussi attiré en Roussillon par une autre affaire qui lui tenait fort à cœur. Lors de la paix de 1298, la vallée d'Aran, que se disputaient les Rois de France et d'Aragon, avait été mise en séquestre entre les mains du Roi de Majorque : elle y était encore. Sancho assembla les commissaires français et aragonais, qui, s'étant adjoint, comme troisième arbitre, le Cardinal de Tusculum , décidèrent en faveur de l' Aragon. Le Roi de France ayant adhéré à cette décision, celui de Majorque s'empressa d'en prendre possession , par l'entremise de Pierre Duchàtel , qu'il nomma Gouverneur de cette vallée. Les arbitres avaient également décidé que l'Aragonais paierait à Sancho sept mille livres barcelonaises pour les frais de garde. Cette affaire fut terminée le 9 juillet 1312, jour où Sancho 4512. prêta foi et hommage au Roi d'Aragon pour tous les États dépendants de ce prince. La cérémonie eut lieu dans le
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palais de Barcelone, en présence de plusieurs Seignei dont quelques-uns, lels qu'Arnaud de Corsavi, Pierre el Iteruard de Fenmiillel, Guillaume de Canel, Dalmau de Castelnou, etc., étaient Roussillonnais. Le 18 décembre de la même année, Sanclio lit hommage au Roi île France, pour la Seigneurie de Montpellier.
Ce lui sous le règne rie Sancho que se termina la fameuse expédition des Catalans dans la Grèce. Nous consacrerons quelques pages au récil des hauts faits «1«- ces intrépides aventuriers, dont le plus grand nombre ëlaienl Itoussiilonnais. L'Infant de Majorque Don Ferdinand, second fils de Jacques 1er, y joua d'ailleurs un grand rôle. C'est un intéressant épisode de noire histoire.
La rivalité des deux Maisons d'Aragon et d'Anjou avait attiré en Sicile une multitude d'Ara^onais et de Catalans . dont la valeur contribua puissamment à établir dans cette île la domination de Frédéric, qui y régnait depuis 139$, Lorsque le calme Tut rendu à ce pays en 1502, ce prince s'estima très heoreui de pouvoir se délivrer de ces guerriers, «huit le courage inquiet devenait aussi dangereux en temps de pai\. qu'il lui avait été utile pendant la guerre : il leur facilita les moyens de se rendre à CoflStMttaanfe, oi PEnperear les appelait à la défense de ses Etals, en- \ahis par les Inlidèles. Androiiie II promit à Hoger et Flur, leur général, sa nièce en mariage, avec la dignité de Magadue ' , ('elle de Sénéchal à Corharan d'Alet, quatre mues d'argent par mois à chaque homme d'armes, deuv .i elinque clicvau-Iéger ou el.ef A» «in-'-, une mi ''fJaflh^lfl ktf"' de
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