‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 210 sur 282 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

Vendras, la construction de la route d'Espagne, etc., etc. Sa mémoire est, à juste titre, vénérée dans le Roussillon. Arrêt du Conseil-Souverain, en date du 12 juin, qui *762.

supprime les Jésuites.

Inondations désastreuses, par suite de trois crues consé- ,763 cutives dans le mois d'octobre. Le Tech fait d'immenses ravages dans la vallée de Prats-de-Mollô à Arles.

Édit du 51 mai, portant règlement pour l'administration 476Gdes communes. Le Maire, élu par le Roi, sur une liste de trois candidats, présentés par l'Assemblée des Notables, qui nommait aussi, au scrutin secret, tous les autres membres des conseils municipaux. Ainsi, sous le prétendu règne du bon-plaisir, le choix de l'autorité principale d'une ville admettait des conditions, dont on s'est affranchi sous le régime de la liberté.

L'Ordre des Avocats adresse au Roi de vives réclama- nG9tions au sujet de cet édit et de celui de 1768, réglementaire pour l'administration des communes du Roussillon. Le dernier établissait une distinction inusitée entre les Docteurs en Droit et les Citoyens nobles, reconnus précédemment avec la simple qualification de Bourgeois honorés et immatriculés. De volumineux mémoires furent publiés, et le procès resta pendant jusqu'à la Révolution de 89 , où le Roi prononça le statu quo, pour faciliter les élections aux États-Généraux. Cette querelle mit au jour des documents historiques précieux, dus à M. Fossa, de l'ordre des avocats, qui déploya une profonde érudition.

Crue de la Tet, la plus considérable qu'on eût encore 1772. vue. Les eaux s'élevèrent de 5m50 au-dessus du radier du grand pont de Perpignan.

Mesures concernant la propreté, l'alignement, les di- 177c mensions des rues, portées de deux à trois toises, ainsi que contre les auvents sur la voie publique. Ces au-

vents S permis jusqu'à six pouces, en 1358, on défendit d'en faire de nouveaux en 1504; et, en 1774, on arrêt du Conseil-Souverain en interdit même la réparation*.

^778. Création de canonnière gardes-côtes, pris parmi les

habitants du littoral.

Vers cette époque, on établit des lanternes dans les mes

de Perpignan, où, à défaut d'éclairage, se commettaient

beaucoup d'assassinats, m!). Arrêt du Conseil du Roi contre les défrichements trop

étendus dans les terrains communaux, sur les versants

de la Tet.

1 780. Perpignan manquait d'eau potable; l'Intendant Raymond

de Saint-Sauveur fit dresser des projets pour en amener, et établir sept fontaines : la Révolution en arrêta l'exécution. Cette ville doit à cet administrateur éclairé, de nombreuses améliorations, entr'autres l'élargissement de la rue Notre- Dame, qui avait à peine imo0.

1787. On a vu qu'en 1725, un arrêt du Conseil-d'État avait

réglementé les droits et. l'usage des eaux du ruisseau de fas Canuts. 11 fut reconnu, par acte authentique, qu'il n'existait alors que vingt-et-un œils ou prises d'eau; il y en avait quatre-vingt-dix en 1787. On prit des mesures pour mettre un terme a l'abus : un arrêté des Consuls, du 3 mai , homologué par le Conseil-Souverain et approuvé par le Roi, annula les prises d'eau non reconnues en 1725; toutefois, les abus ont continué par des approbations successives, qui ont porté le nombre actuel k quatre-vingttrois.

I7M>. Convocation des États-Généraux pour le mois de jan-

t L'.irnH «lu CouMMl-il'Él.it, du &t janvier m»ï , porte que : * les auvents sont des wHw - <lr bâtiment* . <|iii rompront |>lu< «Je h moitié <le certaines maisons. •

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