CHAPITRE DIX- SEPTIÈME
Tannée 1502, vingt-huit ans après Paris. 11 parait que le commerce de la librairie acquit bientôt une certaine importance dans le Roussillon ; car une ordonnance de 1542 nous apprend que les livres payaient un droit de six deniers par livre à la sortie de la province; mais la décadence de la capitale, qui date à peu près de cette époque, arrêta les progrès de cet art nouveau.
Il y avait eu à Perpignan, dans certaines circonstances, des représentations théâtrales. Une ordonnance de Philippe II, du 10 août 1587, défend de les donner dans un autre lieu que celui désigné par l'administrateur de l'Hôpital Saint-Jean , et prescrit de payer la rétribution usitée partout en faveur des hospices. »
L'art de l'escrime était en grand honneur k Perpignan. 11 existe un acte de réception d'un prévôt, curieux à citer: on lui fit jurer sur l'Évangile de défendre la foi catholique; de ne pas montrer aux Juifs et aux Infidèles; de ne point fréquenter les mauvais lieux, etc., etc. On trouve dans un ouvrage de Jérôme Carranza, officier espagnol, intitulé, la Filosofia de las Armas, imprimé k San-Lucar, en 1569, qu'un certain Pons, de Perpignan, y avait publié la Théorie de l'Art de V Escrime. Plusieurs actes du xvie siècle prouvent que cet art était très cultivé dans cette ville.