‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 231 sur 282 · GÉOGRAPHIE ET STATISTIQUE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE ET STATISTIQUE

L'histoire nous a montré les pays composant le département des Pyrénées-Orientales, habités d'abord par des peuples de race celtique , conquis par les Romains cent vingt ans avant Jésus-Christ, cédés aux Visigoths en 462, envahis par les Sarrasins en 718; et dévastés plutôt que gouvernés par eux jusqu'en 759, ils furent alors réunis k la Monarchie française. Pour organiser la contrée arrachée aux Infidèles, Charlemagne, après y avoir attiré de nouveaux habitants, établit des Comtes et des Évéques dans toutes les villes où il y avait eu des sièges épiscopaux. Le Comté de Roussillon et l'Evéché d'Elne, eurent probablement la même circonscription; c'est-à-dire, qu'ils comprirent le premier arrondissement, moins le canton de Saint-Paul et la presque totalité de celui de Latour, dépendants du Languedoc, tout le second arrondissement actuel, et les cantons de Vinça, de Prades et d'Olette, formant le troisième. Le Comté ne conserva pas toujours cette étendue ; et sans que l'on sache quand et comment, il la perdit. On est certain que, dans les premières années du Xe siècle, lorsque les Comtés de la Marche d'Espagne furent devenus héréditaires , les Comtes de Bésalu et de Cerdagne , appartenant k des branches cadettes de la Maison de Barcelone, possédèrent, le premier, toute la partie montagneuse du deuxième arrondissement, avec les cantons de Saint-Paul , Latour et Sournia, formant le pays de Fenouillèdes ; et, le second, le reste du troisième arrondissement : tous ces territoires, k l'extinction de ces deux branches , rentrèrent dans la Maison de Barcelone. Celle du Roussillon ne posséda plus que le reste du département, avec le Comté d'Ampurias. Elle même se divisa

de nouveau en deux branches à la On du Xe siècle : Amporias fut le lot de l'aînée; la cadette eut le Roussillon. dont le dernier Comte, Gérard II , mort sans postérité en 4172, fit héritier le Roi d'Aragon, Alphonse IL Celui-ci parait avoir donné, en 1185, le Roussillon et la Cerdagne, à titre d'apanage, à son frère Sancho. A ce dernier, succéda son fils Nufio Sancho, qui, étant mort sans enfants légitimes, en 1241, laissa ses États au Roi d'Aragon. Le Roussillon et la Cerdagne, unis aux iles Baléares, fornièrent le Royaume de Majorque, pour Jacques II, fik de Jacques-le-Conquérant. Réunis de nouveau k F Aragon, en 1544, les deux Comtés furent occupés par Louis H, en 1462, et rendus par la France à l'Espagne en 1495. Par le traité des Pyrénées, en 1659, le Comté de Roussillon, avec quelques villages de celui de Cerdagne, ht définitivement cédé à la France. L'Assemblée Constituante ajouta à cette province vingt -huit communes. détachées du Languedoc, pour en former le département des Pyrénées-Orientales.

Bomé au nord par les départements de l'Aude et de FAriége; au couchant par l'Ariége et la vallée d'Andorre; au sud par la Catalogne; à l'orient par la Méditerranée, le département des Pyrénées- Orientales est compris entre le 42° 20' et le 42° 5o' de latitude nord. et entre le OCkV est et le 0°57' ouest du méridien dil Paris. Les hautes montagnes où l'Aude, la Tet, la Sèçr? et le Tech prennent leurs sources, occupent sa partie occidentale. On voit, dans sa partie centrale, le mont Canigou, et les vallées parcourues par le Tech, la Tel et l'Agly. Il est terminé, à l'orient, par une plaine, à travers laquelle ces trois rivières et quelques torrents vont se jeter dans la mer. lTne branche des P\ rénées, de nature granitique, appelée IWIbère, dont les pics les

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