‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 232 sur 282 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

plus élevés ne dépassent guère 1.200 à 1.300 mètres, termine cette plaine au midi. Elle est bornée, au nord, par les Corbières, chaîne de collines calcaires, qui a son origine dans les Pyrénées , et dont les sommets, dans la partie qui touche au département, dépassent rarement une hauteur de 500 mètres. Le terrain s'élevant, et même avec assez de rapidité, k mesure qu'on avance de Test vers l'ouest, on peut, en quelques heures de marche, éprouver des températures très différentes. On n'a fait avec soin des observations météorologiques qu'à Perpignan, situé au centre de la plaine, et k Mont -Louis, au milieu des montagnes. Suivies pendant douze ans dans la première de ces villes, et six dans la seconde, elles ont donné en résultat, suivant M. Cotter, qui les avait provoquées : pour Perpignan, hauteur moyenne du baromètre 27 pouces 11 ,5 lignes, le plus grand degré de chaleur 26° R., le plus grand degré de froid — 1 ?1 R. , température moyenne +12°,3 Réaumur; pour Mont-Louis, hauteur moyenne du baromètre 23 pouces 2,4 lignes, le plus grand degré de chaleur 20°,3 R., le plus grand degré de froid — 10° R., température moyenne + 5°, 2 R. Nous avons fait nous-même des observations de ce genre à Perpignan ; et si la hauteur moyenne barométrique que nous avons pu déterminer, s'accorde avec celle que nous fournit M. Cotter, il n'en est pas de même pour le plus grand degré de chaleur, et surtout de froid ; car nous avons vu, le 13 et le 31 janvier 1830, notre thermomètre descendre k — 5° et — 5°, 5 R. : il était descendu, le '28 décembre précédent, k — 7°, 5 R. Quelque imparfaits que soient ces renseignements, nous sommes loin d'en posséder d'aussi exacts sur la quantité moyenne de pluie tombée k Perpignan, année commune : tout ce que nous pouvons dire, d'après nos propres observations, c'est qu'elle varie prodigieusement d'uno année a

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l'autre. Ainsi, vers la fin d'octobre et les premiers jouis de novembre 1814, on vit tomber des averses d'un posée d'eau par heure ; tandis que dans une année entière, du 8 octobre 1816, à pareil jour de 1817, il n'en tomba que trob pouces1 . Nous obtiendrons des notions plus positives sur cet divers points, si les observations entreprises par l'estimable Directeur de l'École -Normale, k l'instigation de l'illustre savant dont notre département s'honore , sont eontinuées encore pendant quelques années (App., n° 22). La partie montagneuse du pays jouit des avantages et souffre des inconvénients ordinaires à cette nature de terrain . Les vallée» et la plaine où elles se terminent sont , à raison de lesr situation entre la mer et de hautes montagnes , sujettes ï de grandes et brusqués variations dé température : elles éprouvent, tour-à-tour, des pluies ou des sécheresses de trop longue durée, des brouillards ou des vents impétueux; et lorsque ces diverses circonstances atmosphériques coïncident avec les époques de la végétation, elles nuisent il ses progrès, et produisent des effets désastreux. Les montagnes figurant d'une manière très-remarquable dans la géographie physique du département, nous avons jugé k propos de placer ici une table où Ton trouvera les hauteurs de celles qu'il renferme ou qui en sont voisines :

Hauteur de quelques lieux au-dessus du niveau de la mer.

HAUTEUR

NOMS DES LIEUX. d'après l'Annuaire

de 1834.

Perpignan ,

Clocher de Saint- Jacques ] 70 mètres.

HAUTEUR

d'après d'aitres

ObMmttOM.

4 9 met. 24,65

1 Quelque étrange que paraisse cette assertion, elle est traie ; et ton inlaeoc* fat telle q». I»ar exemple, la vigne souffrit si fort que le prix de la charge de via t'éteta de 15 à 50 frais

2 La différence de ces deux cotes vient de rr que l'une est relative à la plate forme, l'uirr au sommet des tourelles.

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