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Nous venons de voir que , pendant près de six siècles, le Roussillon fit partie de l'empire romain, et toutefois il n'offre que de très faibles témoignages de la domination de ce peuple , qui , dans d'autres contrées , a laissé des restes si imposants de son ancienne puissance. Il importe, par ce motif, de ne pas négliger de mentionner les rares monuments que le hasard a fait découvrir sur divers points de la partie orientale du département, la plus exposée aux invasions, et presque uniquement pratiquée par les armées de toutes les nations, qui depuis l'apparition des Carthaginois sur nos côtes, se sont portées du midi au nord des Pyrénées, et réciproquement. Les recherches opérées à différentes époques sur les emplacements de Ruscino et d'Ulibéris, les deux plus anciennes villes de la contrée, n'ont eu que des résultats insignifiants. On n'y a trouvé que des briques, des poteries, et un bien petit nombre de monnaies romaines. Une pièce de cuivre de Lucius Yérus, trouvée auprès de Sahorre, dans une galerie de mines qu'on rétablissait, prouve que nos richesses minérales n'avaient point été dédaignées par ces maîtres du monde. On regarde comme une antiquité romaine l'autel