CHAPITRE TROISIÈME
dePézilla, qui n'offre cependant aucune inscription, aucun ornement qui puisse en déceler l'origine ou l'usage. 11 y a vingt ans qu'on ne connaissait dans tout le département d'autre inscription vraiment romaine que celle de Saint-André de Sorède, dont nous parlerons bientôt. Nous en devons trois nouvelles au zèle investigateur de MM. Py, de Cosprons et Renard-de-Saint-Malo. Le premier en a découvert une sur un petit plateau de la montagne de Madelotte, appelé le Cimetière : elle est gravée en sigles sur la table d'un tombeau fouillé et renversé depuis long -temps, et dont les débris gisent sur un terrain qui parait avoir été entouré d'un mur de clôture sans issue. Cette inscription est composée des initiales suivantes : Va. F. PP. M. I. V. S. C. L. 1. E. EM. M. Pierre Puiggari en a donné une explication satisfaisante, en attribuant à ces sigles cette signification : Vakrius Flacus prefedus presidii monumentum jtissit vivus sibi condi loco intersepto et emunito. Cette interprétation indiquerait , en ce lieu , la sépulture d'un officier romain, probablement centurion, auquel on pourrait attribuer l'origine du nom Ad Centuriones ou Ad Centcnarium, que portait une station de la voie romaine traversant ce pays.
M. de Saint-Malo, à son tour, a découvert a Théza deux inscriptions : la première, excessivement endommagée par le temps ou la main des hommes, est cependant assez conservée pour faire conjecturer avec infiniment de vraisemblance, qu'elle appartenait à un monument funéraire élevé à une femme nommée Rustica; la seconde, est en très bon état. M. Puiggari croit que la pierre sur laquelle elle est gravée, était le piédestal d'une statue votive élevée à Mercure par un certain Évangélus, pour remercier ce dieu, comme le dit l'inscription , de l'avoir conservé
26 IIISTOIliK DL l'.OUSSILLON.
pendant quarante ans. On montre à Angoustrina un autel votif, avec cette inscription, dont on a 'donné l'interprétation suivante :