‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 131 sur 205 · II. M^ DE TOURNON 1 NANKIN · texte numérisé non relu

II. M^ DE TOURNON 1 NANKIN

Abordons un autre ordre de souvenirs moins glorieux. «Le 22 nov. ^1706) écrit Mê^ Favier, dans son beau Péking, à Haènan près de Nanking, malgré les protestations du légat, M^ de Tournon rentrant à Canton, on arrêta M^ Appiani (1663-1732), (lazariste) qui raccompagnait; on le chargea de chaînes et on le conduisit à Péking pour y être jugé» p. 195. Après avoir été conduit enchaîné au Se-tch'oan où il avait été missionnaire, il fut ramené à Pékin. Il fut ensuite relâché provisoirement à la prière des jésuites français, puis exilé à Canton où il mourut prisonnier en 1732.

Signalons le court séjour (17 déc. 1706 au 17 mars 1707) à Nankin, de M^^ Charles Maigrot, vicaire apostolique du Fou-kien^ évêque de Conon, vicaire-général du Patriarche, dont le nom résonne si souvent dans les controverses sur la Question des Rites. Il partit de Nankin pour se rendre à Canton par la voie de terre (1).

C'est de Nankin même que Me^ de Tournon lança le 22 janvier 1707 son «célèbre mandement de Nankin, promulguant le décret de Clément XI, qui condamnait les rites chinois, x) (Â. Favier, Péking),

Il avait sacré évêque le jésuite Antoine de Sylva, ^ jt ^. L'Archevêque de Goa s*empressa de faire valoir son titre de Primat des Indes, et exigea la démission de ce dernier, qui redevint simple missionnaire de la mission catholique de Nankin.

Lors de la violente persécution de Yong-tcheng m ]£, notre église fut confisquée (1724) et deux ans plus tard on transforma en grenier public notre résidence, dont une portion subsistait encore en 1846. Le dépôt de riz actuel {fg( jf^)

in their going o£f ; and iheir powder bas bat Utile strengtb. Tbeir armies are badly disoiplined, and want skiU to attaok, and temper to retreat ; and tberefore I must confess, it seemed strange to me wben I came bome, and heard our people aay snob fine thinga of tbe power, glory, magniûoence and trade of tbe Cbinese ; beoaase as far as I saw, tbey appeared be a berd of ignorant sordid slaves, snbjected to a govemment qualiÔed only to mie sncb a people ; and were not its distance inconceivably great from Muscovy, and tbat empire in a manner as rade and ill-govemed as tbey, tbe Ozar of Masco vy migbt witb ease drive tbem ail ont of tbe coantry, and oonqaer tbem in one campaign ; and bad tbe Czar (wbo is now a growing prince) fallen tbis way, instead of attacking tbe warlike Swedes, and eqaally improved bimself in tbe art of war as tbey say be bas done ; and if none of tbe Powers of Earope bad envied or interrapted bim, be migbt by tbis time bave been Emperor of Gbina, instead of being beaten by tbe Eing of Sweden at Narva, when tbe latter was not one to six in namber.

(1) Cf. de Mailla XI, 311. Voir aassi BA Bobert C. Jenkins, "Tlie Jeauits in China'* London 1894.— On lit p. 113, qae le légat Mv de Toomon écrivit : «Le 17 décembre 1766, le jour m Ame de mon arrivée à Nankin.)»

Cbarles Maillard de Toamon patriarcbe d'Antioobe, né à Tarin en 1667, parti le 2 jaiUet 1701, arrivé à Pondiobéiy en nov. 1703, à Canton en avril 1705, à Pékin le 4 déc. de la même année.

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