RÉCIT DU BONZE CHEOU-TA
Le portrait de Pao Tche hong, dans la pagode Lin-^ko se, fut peint par OuTao-tse; on le grava sur la pierre sous la dynastie des T'ang. A l'époque des Yuen (vers 1253-1322) on le grava de nouveau. Vers 1426, la pagode Lin-ko se subit un incendie, et la stèle fut détruite. En 1757, au printemps, l'empereur K'ienlong arriva à Nankin pour la seconde fois. Moi, bonze, nommé Cheou-fa, je suis allé offrir à Sa Majesté un ancien frottis.
Sa Majesté dans sa bonté m'a accordé la faveur de faire graver un troisième facsimilé. En môme temps, de son pinceau impérial, elle a daigné tracer au haut de la stèle quatre grands caractères TsHn t'ou tche nan î^ jh ifî f&- Vraiment ce fut un événement important et très mémorable dans l'histoire de la littérature de Nankin, outre l'honneur rendu au portrait de Pao Tche kong.
Moi, Cheou*fa, bonze gardien de la pagode, je fais cette notice avec respect.
Le Chant des heures est une poésie bouddhique que je ne saurais quant à présent traduire mot à mot. Je l'ai reproduit cependant, à raison de sa brièveté et des variantes que me fournit le Choei'i/uC'tchai tche-yué-lou jfC ^ ^ iS M ^ ^^ K'iu Jou-tsi •M ié" ^ (/iiuen 2) ; le texte de notre stèle se montre supérieur dans rcnsemble. — Voici l'indication des 12 heures : Aurore. Lever du soleil. Au déjeûner. Le soleil au signe l'j^j. Midi. Déclin du jour. Au goûter. Coucher du soleil. fSoir. Tous reposent. Minuit. Au chant du coq.
BRIQUE DES TSIN § f^.
Ph. XXIX et p. 102.
Sur une tranche on lit en 9 ou 10 caractères renversés : ^ ^ 7C ^ H >^ it H (ii '0 «^^"■^' *^nn^^ Yowj-h'ang (300), le 20 de la 5® lune». Sur une autre tranche on lit : 5 ti ^ IK (^ i ^ M (0- ^^ ^°"* ayant trait, semble-t-il, aux circonstances de fabrication.
Enfin, à noter, empreintes de sapèques et de la toile qui servit a mouler l'argile.
STÂLK DE SONG-KIANO. 299