‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 73 sur 205 · TONG-HOEN HEOU · texte numérisé non relu

TONG-HOEN HEOU

Pao-kiuen ^ ^ ^, lui succéda ; il est désormais connu sous le nom de Tong-hoen heou ^ -^ ^ (498).

A la 7® lune de 499, l'eau de la Ts'in^hoai apparaît aussi rouge que du sang. A ce présage de fin de siècle s'ajoutent des ouragans, des secousses de tremblement de terre et des inondations autour de Che-t^eou tch^eng. L'épouvante est à son comble.

L'empereur ( Tong-IIoen heou ^ -gî ^) fait périr Kiang Che ^ jÇ et Kiang Se gC JE- ^^^^ Yao-koang ^ ^ ^fc, Prince Chengan wang i^ $ 3E, Gouverneur de Yang-tcheou, se révolte à Tong-fou tch'eng. Siao T'an-lche H JH j^i envoyé contre lui, le fait exécuter, avec Lieou Hiuen ^]B|;, son lieutenant. Par ordre impérial, Siu Hiao-se ^^ :^ g| et Chen Wen-ki Hc^ ^ périssent aussi. La vie humaine coûtait peu en ces temps semi-barbares ! Tch'en Hien-ta ^ |S ^ ^^^^ lui-même l'étendard de la rébellion à Siuri^yang ^ ^, au Kiang-si, et marche contre la capitale, affolée à son approche. A la 12* lune de 499, il était à Ts'ai'Che^ki 5B >S ^88' "^ ^^^* ^^ Yang-tse kiang, à la hauteur de T'ai-p'ing fou. Bientôt il essaie d'enlever d'assaut la ville impériale T'ai tch'eng ^ :jj^, assise à l'ombre du Pé^ki ko. Mais la place est si vigoureusement défendue qu'il échoue, et périt dans sa défaite. On exposa sa tête sur les retranchements ou palissades en bois Tchoutsio heng jj^ -^ |^ ; il neigeait en abondance : on remarqua avec stupeur que la neige ne couvrait pas cette tète de rebelle !

Tong^Hoen heou ^ ^ ^ donna ensuite commission (2® lune, an 500) au général Ts'oei Hoei-hing |ê j^ :^ de porter la guerre à Cheou-yang %^ (Cheou tcheou % ji\) du Fong-yang fou au Ngan-hoei ^IRBL^/JÏ et il l'accompagna quelques H de chemin. Mais remontant vers Koang-ling ^ g| ( Y ang -tcheou), le général tourna les armes contre son maître et revint sur la capitale, en nommant empereur Siao Pao^hiuen H^^^, Prince Kiang-hia wang ^ J[ J. Il s'installa quelques jours après dans le jardin Lo^yeou yuen ^ ^ ^; les villes de Che-Veou, Pé-hia, Sin-Ving s'étaient toutes rendues à lui. Fort heureusement, le dévouement de Siao / ^ ^ sauva provisoirement la situation, au profit de Tong hoen heou. L'insurrection fut écrasée au sud de la Ts'in Hoai. Le traître Ts'oei H oei-king périt dans sa déroute et Siao Pao-hiuen fut exécuté.

L'empereur, à peine délivré de ce souci, se plongea dans la débauche à son harem du Lo-yeou yuen. A la S'' lune de cette môme année (500)^ plus de 3,000 appartements affectés aux concubines impériales furent la proie des flammes. Le monarque ne rougit point de faire reconstruire pour ce vil troupeau les somptueux palais de Fang-lo tien ^ |j^ ^, Yu-cheou tien 3E ^ jg etc..

Cruauté et luxure vont de pair. L'ingrat fît mettre à mort son libérateur Siao I, que Siao Yen Hf ^, son frère cadet, résolut de venger. Avec le concours de Siao Yng-tcheou ^|f ^, il plaça sur le trône le jeune Siao Pao^yong || ^ g^, frère du dépossédé,

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