‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 87 sur 205 · I. CHRISTIANISME ET BOUDDHISME · texte numérisé non relu

I. CHRISTIANISME ET BOUDDHISME

Le fondateur T'ang Kao-tsou Jg îg jjft (620-627) avait fait bâtir un temple à Lao-kiun ^ g (Lao-fse) patron du Taoïsme, pour lequel il professait un culte spécial. Puis il avait obligé 100.000 bonzes à prendre femme, en vue d'élever le chilïrc de la natalité dans son Empire, et de préparer le recrutement ultérieur de ses armées. Il ne semble pourtant point, à en juger par le nombre des pagodes datant de cette époque, que le bouddhisme ait eu à beaucoup souffrir, au pays de Nankin, de cette défaveur impériale (1). Il abdiqua 9 ans avant sa mort et choisit pour successeur son deuxième fils, qui fut l'illustre T'ang T'ai t^ong H ic ^ (627-650).

Quelques années plus tard, au nord encore, en 684, la sanguinaire impératrice Ou heou ^ jg-, concubine (sous le nom de Ou-che f^ J5) de l'empereur Kao tsong îi^ ^, 3® de la dynastie, qui l'avait associée au pouvoir, usurpa l'autorité suprême pendant 21 ans. Elle prit alors le titre dynastique de Tcheon jÉ], on l'appelait T'ien-heou Ji J^ reine du Ciel, reine céleste ; elle s'arrogea le droit — forfait politique, attentat de lèse-majesté, sacrilège odieux chez une femme — d'oiîrir les sacrifices de premier ordre au Ciel et à la Terre; elle persécuta 15 ans et sans pitié la religion chrétienne, tolérée, ou mieux en crédit à la Cour depuis quelque temps. (Mf^»* Favier donne son portrait p. 63).

On sait, en effet, que sous T'ai^isong, nommé plus haut, la religion du Christ était rentrée en Chine, la 9® année de son règne, par la nouvelle et mémorable tentative, dont fait foi le célèbre monument élevé en 781 et découvert en 1625, bien connu sous le vocable de Stèle syro-chinoise de Si-ngan fou M $ jjjï JS* ::t ^

MiW^mn'^mn (2)-

Nous ignorons la part de Nankin dans cet essai de rénovation chrétienne; le bouddhisme y resta probablement plus intolérant, loin de la Cour, que partout ailleurs. En 684, Siu King-yé ^ ^'^

Kn 020 {9'' aiitiéc ()u-tc "^ ^) la ville de Kin-Iing h ira fut transférùt» au bourj; i\v Pi'-hiii ffiiieH 0 P TJ' prenant le nom de Pè-hin hien ; la 7*^ année de Tchcug-koan ^ S (63H) elle fut nommée Knri-hon him ^ flj |||î comme au début de la dynastie, puis, deux ans apr6R, encore Kinvg-vhig hien. Enfin en 757 (2^ année Trhctr ^ S/î son titre de hirv fut élevé A relui de préfecture, sous le nom de Kiaiig-tnng ktitn.

(1) Par suite d'intrigues ou de revirements d'opinion, le liouddhisme, éprouva plusieurs fois sous les T^atig les rigueurs du pouvoir. Cf. de Mailla, VIII, 400-491, — et du Ilalde, II, 590-598, sur le décret de sécularisation porté par Jueî tsung ^ if^ (710-713) en 711, contre les bonzeries. Nous n'en citons que cette phrase : «Quant aux bonzes étrangers, venus ici pour faire connaître la loi qui a cours dans leurs royaumes, ils sont environ 3.000, tant du Td-fsin qu(; de Mou-Jwu-pa. Mon ordre est qu'ils retournent au siècle.»

(2) Naturellement, les meilleures références A conseiller sur la question de la Stèle sont les no" des Variétés shiologi qucH , o\i\^ P. II. Havret semble bien près de l'avoir épuisée pour le moînent. Un édit de T'ang T'ai tsong (038) autorisait la construction d'un monastère chrétien A Tch'aug-ngan (Si-ngan fou), et un autre de T'ang Hiuen tsong (745) changeait le terme ^^Pose sp, Temple du royaume de Perso" en celui de ''Ta TaHn «p, Temple de Ta Ts'iu."

124 CH. VIII. DYNASTIE (xiir) DES t'ang, 620-907.

y entra en campagne. Le rebelle se donnait la mission de rétablir la dynastie des T'ang opprimée par Tlmpératrice Ou-che, et prétendait réinstaller la capitale à Nankin. Dans ce but, il y envoya son lieutenant^. Ts'oei Hong Jj^ ^ remettre en état la ville forte de Clie-t'ooii tch'eng. Mai^ Li Iliao-i ^ :^ ^, dépêché par le gouvernement usurpateur, réduisit h néant ses projets de restauration dynastique.

Vers 724, un épouvantable incendie «qui dure plus d'un mois», cause d'énormes dégâts à Nankin. Puis une sécheresse excessive permet de passer h pied sec la T.^^in Iloai, dont le débit normal était sans doute beaucoup plus considérable que de nos jours. Actuellement, le phénomène n'aurait point ce caractère extraordinaire que lui attribuèrent les Chroniques d'alors.

Nous trouvons, en 756, Yen Tchen^hing ^ 5t 19 gouvernant une partie de la ville, avec le titre de ^ ^ M- "?' équivalant peut-être à Vidamc de Tan^yang. L'Empereur T'ang Sou ti^ong JE M ^ l'avait comblé d'honneurs, et pourvu de cette charge, qui indique nettement la déchéance en notre ancienne capitale au milieu du VII1° siècle.

Vers 728, à la suite d'un nouvel incendie terrible, on répare à Kin-ling les murailles, les ponts, les canaux, tous les édifices publics, y compris les pagodes de Fo.

IJ T'ai-pè ^ ;;Jc 1^ (609-762) l'un des poètes favoris des Chinois pour sa verve et son esprit, mourut retiré près de Nankin, qui aime à montrer encore quelques-unes de ses compositions. Nous en avons cité une, gravée à Ling-hou ^p, sur la stèle ornée du portrait de Piio-L<o Kong. (Ph. XXVII.) Li Yang-jnng ^ |% yj^. sous-préfet de Tang-tov ^ ^ (1) le couvrait de sa protection (Il avait parfois besoin de cette égide). Dans les 40 vues, la 4**, Pô-Ion Irhoou ^ ff^ jtj- ^ li ^- 0. (le lîi i)réfecture. céh'brée par les vers de T'nl-pô, a 15 li de tour.

Durant Tété de 750. il prit à l'Emperour T'ung Son t^^ong la fantaisie de rendre un décret ]>ar ieciuel on devait établir, dans tout rEini)ire chinois des étangs spéciaux, où l'on ''rendrait la vie" aux animaux aquali(|ues. Il s'agit de la superstition bouddhique appelée Fung-cheng tch'e JÏÎC^;^; pratique encore largement observée autour de nous. Ces étangs devaient être aménagés le long du Yang-tse et près des villes. De Kiang-tcheou ^ >|+| (Kicouhiang) à Cheng-tcheoii ^ ji] (Nankin) on en compta 81, parmi lesquels la tradition range celui du Siao Si hou, existant intra muros entre T.s'ing-'liang chan et le /7an-.si mnij au sud du T.set'ang de Clien Pao-tchen ^'^^^

Le rebelle Licou Tchan :glj J^ vint, à la fin de 760, attaquer Nankin, dont le Gouverneur, nommé Ileou Ling-i ^ ^ ^ prit

(l) Vue clcs trois sous-pivfecturcs dcpuujlaut jadis de Taunuf-tcluoii ou Tonyang Ici un.

s I. T*ANG HIEN TSONG, 806-821. 125

honteusement la fuite. T'ien Chen-komj {B jji$ jçljj en fit lever le siège deux mois ai)rès, et rétablir Tordre habituel (1).

Douze ans plus tard, à l'occasion du soulèvement de Tchou Tf^'i ;^ 'JlK;, Ilan Honinj fi; ;f6^ ^ ^îj )^ f^ '^$ \^ releva les travaux de défense autour de Clic-l'ooii tch'ong, et répara les murailles et les principaux édiftces publics, depuis Kio.n-h'antj .^ J^ jusqu'à King~hwn 7)C j>i (colline non loin de Tchen-kiaruj). Tout cela en prévision de la réception éventuelle de l'Empereur Té ti^ong -^«g ^, attendu à Nankin.

Vers la fin de l'année 807. Li K'i ^§0, le gouverneur de Joen^tcfieou f^ »)j[\ (ainsi s'appelait alors Nankin), tenta un mouvement insurrectionnel. Il dépêcha Yu Pé-liang J^ fé H' "" ^^ ses ofïiciers, à Che-t'oou tch'eng, pour mettre cette place sur le pied de guerre. Un autre de ses ofïiciers, Tcliang Tse-liang ijf^ ^ ^, fidèle à l'empereur, lui livra le gouverneur rebelle.

En 819, //t'en isong ^^ ^, des T'ang, fit rendre à la Cour des honneurs extraordinaires à un doigt de Fo qui s'ouvrait tous les liO ans, circonstance qui présageait une ère de prospérité pour TEmpire (2). Ilan Yu '^%i^, ''assesseur du Tribunal des crimes", envoya au souverain un courageux piacet. Il représente que la Chine, heureuse avant l'introduction du Bouddhisme, est des plus malheureuses depuis. Les empereurs favorables à cettr secte ont tous éprouvé mille infortunes. Parmi eux nLiang Ou Li seul a régné 'i8 ans. Que n'a-t-il pas fait pour Fo Y II s'est vendu jusqu'à 3 fois et fait esclave dans un de se» temj)les. Or, il est mort misérablement de faim, pressé par Ileou King» (cf. suprà). Je brave Fo, ajoutait-il, qu'il m'écrase s'il est tout-puissant!

Hicn-lsoug épargna //ar? Yu pour lequel on intercéda (3). Cet empereur périt en 820 pour avoir une dernière fois pris l'élixir

(1) ViTs 7(J.S-7SO, Kliuf-trheou au Houpé, Yatuf-trlicou au Kiau^r-sou et II(nig-fchrou au Tc}i*''-kiaii« possédaient des temples mo-ni (pr«)liablenieiit manicliéens) ou monicna^ dit ('havannes. Nankin avait probablement aussi les siens.

(2) On envoya ce dcifrt dans tous les pays de l'Empire. Le Yrn-hiavrj sr v^ 'bP tT-» autri'fois Foii-fjonç/ se :^ ^ ^î près de la ïuilei'it . au S.O. du Nan-inen, sur une butte fpajrode refaite) daterait ori;^inairement des T'an^. Une princesse y aurait été j,'uérie par un pnussah d'une ^^rave maladie d'yeux : d'où le nom. Autres tuileries très im])()rta!ite8 (sons les M'uuj i pour Uroit-ll ica' J^ *% >^ au sud, aux tuib^-ies de la route de Siooiff/fin fr )ni-}i l}> 3C ^ 1 J • ''^ l'endroit nommé Si-rhtni k^ÏRo ffl ^^ TW* Un peu plus loin, nu S.O. est T'if-shi h'ino ^ jgf ^^- (Pé-bia souo-yen).

(3) îlav Yu obtint, dans la suite des temps, des lionnmirs comparables /i ceux rendus i\ Confucius et à. Meneius. Il écrivit contre le liouddbisme, exaltant la doctrine de ces deu?: Sn-'C''. corrompue après leur mort. Soïi acbarnement contre la secte de lu), ses moMirs irréprocbabb'^; ot l'intéfrrité de son administration, ont fait dire que le frrand ministrr était cbréti«'n. assertion que j'ai entendu formuler par des indi^'èîies convertis au calbolici-'-nu. r/. de 3f'r(7/// VI. 121. If. McnutircH conceru. Irn Chinoin. Y. I.'U. Dansée Tn<'me tome (p. 37')). voir la notice consacrée au vertueux ministre Yao Tsnnfj, mort en 721. L'auteur rappelle que le cbristianisme florissait alors îl la Cour, ajoutant «pie si Yao Tsong ne fut pas baptisé, il vécut en chrétien. Mf^' Favier donne le portrait de HanYu p. 64; et anssi des Empereurs, et antres personnages célèbres.

126 CH. VIII. DYNASTIE (xiir) DB8 t'ahg, 620-907.

d'immortalité, préparé par des tao-che. Plusieurs de ses successeurs moururent en punition de la même folie (1).

HEOU ou-TAi (907-960)— CARTE #„ (923-936).

Les historiens chinois comptent d'ordinaire cinq petites dynasties at-nint les T'ang: Ts'ieii Ou-tai : (Song, Ts'i, Liang, Tch'en, Soei, — 24 empereurs en 195 ans. V suprà. ch. 3. 4. 5. 6 et 7.); et cinq petites dynasties après eux, Ileou Ouatai (13 empereurs en 53 ans). Les tyranneaux de ces^ dynasties secondaires suggèrent une assez juste idée de ce que nous appelons des chefs de partisans.

Voici le tableau de ces dynasties (907-960). IleouLiang ^ |g 907-923 2 emper. en 16 ans. Capitale à Lo-yang

T'ang ^1:923.936(2) 4 ,, ,. 13 ,, ,, ,, it.

T.sm ^^936-947 2 ,, ,.11., K'ai-fong fou.

IJan ^^^i^'^^i 2 ,, ,,4 ,, it. (Pien-liang).

rc/if'ouf^^ 951-960 3 ,, ,, 9,, it. it.

(1) En ir){»3, llongtchr. dos Ming allait, pour complairo- à dos bonzos, bâtir une tour do pnfîodo auprès do son palais (Pê-kin)^ tour appelée Yen-chenu t\i, "tour qui prolonge la vit?." Ses ministres s'y opposèrent: "De tous les princes qui ont occupé le trône, aucun n'a été pins attaché aux sectes de Fo et de Lao-tse que Ou ti dos Liang, et Iloci tsong {Hien iaovg ?) des Sang ; l'un et l'autre ont fini leurs jours d'une manière déplorable qui déshonore leur mémoire." de Mailla X. 2G2.

L'on peut voir, p. 247 et seq. des Var. sin. n^ 12. "Stèle chrét. de Si-ngan fou, II* P." de copieux renseign(Mnonts sur l'édit de l'empereur T^nug Ou fsong, daté do 845, sur la sécularisation de 200.0r»0 bonzes des deux sexes, habitant 400 grandes pagodes. L'édit ordonne la destnictioii de 40.000 ])otites bonzeries, la confiscation des ten-es qui en dépondent t't l'assimilation aux gens du peuple de* 1.'')0 0<M) esclaves des bonzes; 3000 prêtres étran,f,^'rs dn Tn-is^in et d'ailleurs sont aussi sécularisés. On ne laisse subsister (juc deux grandes bonzeries "îl chaque Cour du nord (T^ai-yueu fou, cap. du Cban-s i et d«' l'est (Ho-nan fou)." Le décret débute en rappelant la diffusion du bouddhisme en ("bine aux premiers temps de l'ère clirétienne.

12) De dn^ot, p. 10.')2, expose comment Tchonvg fsntig U -jf^t premier des heou T^aug, (\u\ renversa les henu Liang, projeta de violer la sépulture de Linug Ou ti le fondateur de cette dynastie, de briser \v cercueil et de mutiha- le cadavre (c'est le meilleur moyen de nuire aux di'sct'iidants en ravalant leurs ascendants, et de Groot conseille cet expédient, contre les sépultun-s impériales, aux armées européennes (jui inarelieraici'.t sur Pékin.). — Tchoaug l'song se contenta de détruire la porte de la sépulture. Kn 1801, les lettrés habillés de soie et armés d'éventails qui dirigeaient à Ou-hou les émeutiers, ne se contontèrent i)as de faire brûler la bildiothèque, mutiler les fûts de colonnes et tout saccager dans la résidence de la Mission. Ces sauvages violèrent les trois tombes européennes et firent suliir en particulier au cadavre du P. André (mort eîi août 18tK)) les derniers outrages. Non contents de le mutiler, ils lui plongeaient j(^ ne sais quel instrument dans le cn^ur et les entrailhîs, en proférant des paroles horribles." Lettres de Jersey 1891 p. 183.

$ II. HEou ou-TAi, 905-960. 127

Après les Tcheoii, viennent les Song, 18 Empereurs en 319 ans : 9 au nord (167 ans), 9 au sud (152 ans). Le l^"" de ces derniers neuf, Song Kao-tsou, établit d'abord sa cour h Nankin, puis à Ilang'-tcheou,

Voir le Tableau inséré en tête du T. V du P. de Mailla. Un carton du tableau synoptique est réservé aux «Royaumes indépendants élevés après les T'ang.» La liste en comporte 13, parmi lesquels celui de '^Nan-T'ang ou de Kiang-nan' (937-975.) Durée, 39 ans, sous 3 princes. Capitale Kin-ling, commandant à 35 villes.

A répoque des 5 dynasties qui précédèrent les Song^ les diverses régions de la Chine virent plus de 10 rois gouverner en maîtres

indépendants et fonder des dynasties qui furent plus ou moins

éphémères. Ainsi la maison de Ou ^^ dont la tige était Y'ang Hing-mi ^fj^^ compta successivement quatre de ses membres sur le trône. Vingt-quatre départements au sud de \a.Hoai formaient ses états. La maison de Ou Yué ^j^ fournit cinq rois. Var. sin. n" 8. allus. litt. p. 107.

Alors qu'en 894, Yang Iling-mi j^ fj i^, roi de Oit (1), trônait à Yayig-tcheoUj Fong Iliong-to ^ ^^ lui livra ce même Nankin, redevenu Ckeng-tcheou ^jii\ (2). Ses 3 fils régnèrent après lui.

A l'aurore du X® siècle, Siu Wen ^^ f^,. premier ministre de Ou, charmé de Theureuse situation de cette ville, s'en improvisa (909) le Gouverneur attitré, bien qu'il résidât à Koanglimj ^ ^ (3) (Yang-tcheou) 'i^. m. i^^ ^ ^ J^ B W ^ m m.

Ail commencement de juillet lîKK), au moment où l'on crai^^'nait que les "Ministres (le tontes les Lé^'ationa" ne fussent massacrés j\ Pékin, un correspondant du N.C.D.N. proposait d'avertir officiellement les autorités chinoises que si ce crime était perpétré, les Kfraiir/m se v(jnperaient en détruisant les tombes impériales de la dynastie des Minfj. On insinuait que cette atroce menace venait du Consul an^^lais j\ T^ientsin. Diverses protestations se firent jour dans la m<^me ftîuille qui profita de l'occasion pour })rotester (pi'elle n'endosse nullement les opinions de ses correspondants. — Quelqu'un fit remaniuer quelle injustice inutile il y aurait îi profaner les tombes des Ming pour venger les crimes des Tslng. Note de Vt'diteur.

(1) Les Ou Wang (.S*- royaume de Ou) refînaient au sud de la Iloai. En 15 ans, de .Sî»2 n 037, ils fournirent quatre princes gouvernant 3S villes. Yang Hing-nti (892-906) Yfing-])ou (OOO-îWS), Yang Lnrig-yti (008-921), Yang-pao (021-937); le dernier essaya mais <»i vain dr S(; faire reconnaître Empereur i\ Sou-tcheou.

(2) ''Aux t<'mps troublés d(;s 5 dyna.sties (907-960), Ts'ie» Leou Sll§ (851-932) qui de simple contrebandier de sel était devenu prince de Ou et de Ynè ^ j^ 3u » était un vrai roi ; il avait sa résidence i\ Hang-tcheou. Mais, en vrai condottiere, il se prAta h celui des Empereurs éphémères qui lui accordait le plus d'avantages." Var. Sin. n° 10. h'oyaume de Ou du P. A. Tschepe S.J. p. 105. Ce passage semblerait contredire notre texte: mais il (»st facile de l'expliquer en se reportant ;\ la liste des royaumes indépendants au temps des 5 dynasties donnée par le P. C. Pétillon S.J. Var. Sin. n° 8 p. 108, et qui indique deux royaumes distincts : l'un de Ou au sud de la Hoai., l'autre de Ou Yué dans

Ici; deux fljf •

(3) En dépendaient les 4 sous-préfectures : Chang-yurUy Kiu-yong^ Li-choei et Li-yang; on refit alors le palais de Yé-chan.

128 CH. VIII. DYNASTIE (xiir) DES T*ANG, 620-907.

75 â "Si # W $!|; è. S iSf ^- Il se fit suppléer à Cheng-tcheou (Nankin) par son fils adoptif Siu Tcho.-kao |5; ^ |§, confirmé dans celte charge, en 012, par Y\ing Long-y n t§ ^ j|^. roi de Ou ^, établi lui-mùme à Yang-tckeou, Nankin n'eut qu'à se louer de fadministration de Siu Tche-ftao, attentif à faire les meilleurs choix pour les ofiices mandarinaux.

Par ses soins l'on rebâtit Cheng^tclieou et le palais du Gouverneur (91 i) ; Siu Wen y vint en personne trois ans après et résolut de s'y fixer avec toute sa famille.

Cependant Yang Long-yn (deuxième fils de Yang Iling-mi) a(T(îrmissait progressivement son autorité de roi de Ou. En 920, il transforma en Kin-ling fou ^ ^ /j5f le nom du tribunal du Gouverneur de (^heng-tcheou, tribunal appelé jusque-là C/ienr;ichvou Tii-Um tou-fou ^ )ji\ :f^M ^ M- '^^^^ Wen fut promu au . rang de Préfet de Kin-ling. La ville s'embellit merveilleusement, et le palais Tse-ki konq ^^^ fut construit sur l'ancienne place de Yé ich'eng \-^ j^ (1)/

Kn 922. Yang P'ou j^ \^ (4" lils do Yang Iling-mi) roi de Ou .^, s'empara de la moitié de la pagode de T'ong-i'ai se f^ ^ ~if, r(îndue fameuse par les folies de l'empereur Liang Ou ti, pour en l'aine uni; vaste bonzerie, nommée T'ai-ich'eng Is'ien-fou yuen ^ M T* IB ^- ^^" ^'^ P^s oublié (|ue l'antique ville de T'ai lch*4*ng existait dans le voisinage immédiat du monastère bouddhiques T'ong-i'ai se (Pé-ki ko et Ki-ming se).

La pagode de Iling-kiao se ^ ^ ^ à Cho-L'eou tch'eng, remonte aussi à cette époque (924).

A la mort de .Siu Wen ^ }g, grand ministre de Ou (927), son (ils Siu Tche-siun ^^ ^ |5j lui succéda en qualité de préfet de Kin-ling ^ ^. Mais Siu Tche-hao le remplaça bientôt par son frère Siu Tche-ngo :f^ ^ ^ (928). Et Siu Tche-hao lui-même vint, à la fin de 931, gouverner en personne la ville de Kin-liïig, comme avait fait Siu Wen, son père adoptif. L'année suivante, cette ville fut agrandie ; dans le palais du Gouverneur, on bâtit le Li-hien yuen jjê K ^- ^^^^^ d' Hôtel ou Club des Lettrés.

Song Ts'i-K'ieou ^ ^ ^J, secrétaire de Siu Tche-hao /1V JjJ ^•, exhortait son maître à presser Ou Siun-ii Jj^ ^ *^ (roi de Ou) de venir (ixer sa résidence à Kin-ling ^ ^. Pour l'y déterminer, on exécuta au palais du gouverneur des réparations (jui le transformèrent en palais royal (93 i). ' Siu Tche-hao alla habiter sa résidence particulière à T'ai Ich'eng. \'n décret du roi de Ou le nomma Ts'i xi^-ang ^\ ^ (Prince de Ts'i)^ lui prescrivit d'habiter

(1) Au lynnifj-u t)iA': .7 Ou ffij f^ prince dt; Ilodi-Hfjan i^ ^i était à peu près iii(lr]v>n'.lnMt. Il fut iiss!is-;in.'" ver;- !•".). ÎjU .i^'Ucitc désola de ncuivrau lu ivjLrion di- Trhni- /i.-/*//.'// et di* Nankin • (.u i<iir •!, il snr.blr qut: cr fut \\.\o\< la (■t)nditi«)n prcscpio no7-inale d«' cop pav:;.

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