‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 2 sur 283 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

front l’histoire des institutions, des dogmes, des opinions, des erreurs, des superstitions, des rites, des usages religieux, des croyances populaires, des instruments sacramentaux et des monuments archéologiques, en embrassant tous les temps et tous les lieux. Cette union des études liturgiques et archéologiques, impossible il y a cinquante ans, jette des lumières inattendues sur beaucoup de questions inexplorées ou mal résolues.

Les Patrologies grecque et latine nous ont fourni les principaux éléments de notre travail. Ne voulant négliger aucune source d’informations, nous avons soigneusement consulté les interprètes de l'Écriture sainte, les documents liturgiques, les Conciles, les Synodes et les Rituels, les Théologiens catholiques et hétérodoxes, les décisions des Congrégations romaines dont se préoccupaient si peu nos anciens Liturgistes, les Historiens ecclésiastiques, les Voyageurs anciens et modernes et surtout ceux qui ont exploré les contrées orientales. Enfin, nous avons demandé aux Archéologues un utile complément à nos observations personnelles dans les principales contrées de l’Europe. Nous avons aussi accordé une attention spéciale aux thèses protestantes de l'Allemagne qui ont abordé si souvent des“problèmes de l’histoire sacramentelle, et qui, dégagées de leur esprit de parti, fournissent parfois d'excellents renseignements.

Voulant nous maintenir exclusivement sur le terrain historique, . nous devons nous interdire toute discussion purement théologique. Si parfois nous exposons d’une manière rapide la croyance catholique, à laquelle nous adhérons de tout cœur, c’est uniquement pour mieux faire saisir les divergences d'opinions qui existent entre les Théologiens orthodoxes, ainsi que la portée des erreurs qu'il nous appartient de mentionner, mais non pas de réfuter.

En toutes choses, nous rechercherons la vérité historique, sans parti pris, sans système préconçu. Quand nous serons dans le doute, nous l’avouerons franchement. S'il nous arrive souvent de relever les erreurs de nos devanciers, ce n’est point pour le futile plaisir de les trouver en faute, mais pour prémunir contre des erreurs dont

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on pourrait parfois tirer de graves conséquences, erreurs qui, comme

celles de Visconti, par exemple, ont été tant de fois répétées et popularisées par un grand nombre de Liturgistes et de Théologiens. Nous avons tâché de méttre beaucoup d'ordre et de clarté dans les sujets complexes que nous avions à traiter et nous avons multiplié les divisions dans les dix-neuf livres dont voici les titres :

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