AU BAPTÊME
LA PRÉPARATIO
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CHAPFERENT
Du Catéchuménat dans les premiers âges de l’Église
ARTIGEENT
Institution du Catéchuménat
Dans les temps apostoliques, on dut se contenter, pour conférer le baptème aux adultes, des preuves d’une foi vivante et d’un repentir sincère. Mais, plus tard, il fallut songer tout à la fois À donner une instruction plus complète aux candidats et à fermer l'entrée de l’église aux membres indignes qui seraient venus, par curiosité, profaner les saintes pratiques. Pendant les persécutions, il était important de prévenir les apostasies et les scandales ; il fallait donc, par une préparation plus ou moins longue, désabuser les convertis des vaines superstitions qui avaient charmé leur jeunesse, et développer dans leur âme une foi qui sût au besoin braver les tourments et la mort.
Sans pouvoir préciser l’époque où fut institué ce noviciat de l'initiation chrétienne, il est certain qu’il remonte à une haute antiquité, puisque, dès le rr° siècle, il était déjà contrefait par les Gnostiques (1). Presque toute la législation du Catéchuménat se trouve renfermée dans les canons du Concile d’Elvire, tenu très probablement vers la fin du ire siècle.
Saint Jérôme nous dit que l’on compte cinq ordres dans l'Église : les évêques, les prêtres, les diacres, les fidèles et les Catéchumènes (2). Saint Augustin donne à ces derniers le nom de Chrétiens (3); mais l’ensemble des témoignages antiques nous prouve qu'on les considérait comme appartenant à l’âme de l’Église plutôt qu’à son corps; ils occupaient une position intermédiaire entre les fidèles et les infidèles ;
(1) Iren., A dv. Hæres., 1. IV, c. XxIV ; Tertull., (CENTS re
(3) Tract. XLIV in Joann., c. 1x.
De præscript., c. xur.