DE LA NÉCESSITÉ DU BAPTÈME
Le péché d'Adam se transmet de père en fils par voie de génération, en sorte qu’en naissant l’enfant se trouve privé de la grâce sanctifiante qui est la vie même de l’âme. La miséricorde de Dieu a voulu relever l'humanité de sa ruine. Le Verbe s’est incarné pour expier nos fautes ; là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé. Jésus-Christ, en venant réparer la faute originelle, est devenu le foyer de la vie surnaturelle qu’il nous communique surtout par les sacrements. Par le baptême, il nous purifie de la souillure originelle et dépose en nous la source divine qui doit produire des fruits divins. Ce sacrement devient un contrat d'alliance avec Dieu, fait à la face de l'Église; Dieu s’engage à se donner éternellement à nous et, de notre côté, nous promettons solennellement de le servir fidèlement en suivant les maximes et les exemples de Jésus-Christ. C’est une consécration par laquelle Dieu nous attache à lui d’une manière si étroite, que saint Jérôme a pu dire que « le baptême est le sacerdoce des laïques. »
Le baptême d’eau est-il absolument nécessaire ? Le baptême de sang et ie baptême de désir y peuvent-ils suppléer ? Y a-t-il d’autres équivalents du baptême ? Qu’a-t-on pensé du sort des enfants morts sans baptême ? Telles sont les questions auxquelles nous devons répondre, en nous plaçant toujours au point de vue historique.