‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 85 sur 283 · CHAPITRE ÏI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏI

Des Vrais équivalents du Baptème

Le baptême d’eau, quant à la rémission des péchés et l'obtention de la vie éternelle, est suppléé, quand il y à impossibilité de recevoir le sacrement, par le martyre et par la contrition parfaite qui renferme nécessairement le vœu du sacrement. C’est ce qu’on appelle baptême de sang et baptême de désir.

ARTICLE I

Du Baptême de sang

Le baptême de sang n’est pas, comme le définit fort mal le Dictionnaire de M. Littré, le baptême des catéchumènes. On entend par là la mort soufferte pour la foi ou toute autre vertu chrétienne, et produisant dans l’âme de celui qui n’est point baptisé une justification complète, en raison de cette promesse de Jésus-Christ : « Celui qui aura perdu la vie à cause de moi la retrouvera. » (MArx., x, 30.) Cette identité d’effets a fait donner au martyre, dès les premiers siècles, le nom de baptême de sang ou second baptême (1). « Nous avons un second baptême, dit Tertullien (2), celui du sang; il supplée au baptême d’eau quand nous ne l’avons pas reçu, et nous rend la grâce quand nous l’avons perdue. » Saint Augustin compare ainsi les deux genres de justification : « Celui

(@) Bantiopa To atuuros ; Orig., in Johan. Lavacrum sanguinis; Tert., Scorpfac. VI, Baptismus sanguinis; Cyr., Ep. LIV.

(2) De Bapt., c. xvi.

Page 1