‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 108 sur 445 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Des fonctions et des obligations des parrains

Dans la primitive Église, le parrain était chargé de présenter le can didat à l’évêque ; de l’accompagner aux scrutins, où il accomplissait les rites que nous avons mentionnés ; de le conduire hors de l’église quand commençait la partie de la messe que les seuls fidèles devaient entendre; il devait aussi rendre compte de la conduite de son pupille et l’initier aux vérités fondamentales du Christianisme, là surtout où il n’y avait point d'école de catéchistes; c’est pour cela que le mot catechizare, au moyen âge, est resté parfois synonyme de éenir sur les fonts de baptême.

Le jour de la sainte cérémonie, le parrain accompagnait son filleul aux fonts, l’assistait dans tous les rites, l’aidait à se déshabiller, à descendre dans la piscine ; au moment de l’ablution, il lui mettait la main sur la tête ou sur les épaules ; il le recevait des mains de l’évêque au sortir des fonts, d'où vient l’ancienne expression lever des fonts. Il aidait aussi le néophyte à s’essuyer, à se rhabiller et à se revêtir de la robe blanche.

Dans le baptême actuel des enfants, toutes ces antiques fonctions sont remplacées par l’acte symbolique que font le parrain et la marraine en mettant chacun la main droite sur la poitrine de l’enfant, pendant que l’eau est versée sur son front et que sont prononcées les paroles sacramentelles. À l’époque où l’enfant était immergé, les parrains le soutenaient dans la cuve, ce qui a encore lieu chez les Orientaux.

Nous n'avons pas besoin de rappeler que les parrains sont aussi chargés de désigner le nom de l'enfant, de répondre pour lui à toutes les interrogations liturgiques, de faire pour ce filleul une publique profession de foi et de prendre en son nom les engagements exigés par l'Eglise. L

Jadis le rôle du parrain ne se terminait point avec la cérémonie reli-

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