CHAPITRE, H
Des actes de baptême
Les anciens actes de baptême sont rédigés tantôt en latin, tantôt en langue vulgaire. Le latin domine avant le xvn® siècle; il se maintient encore au xvin® en Angleterre et dans quelques diocèses de France. Il persiste aujourd’hui en Pologne.
Les actes bien rédigés mentionnent : 1° le jour, l'heure et le lieu de la naissance : ce n’est guère qu'après l’ordonnance royale de 1667 que nous trouvons régulièrement cette indication, qui constituait pourtant un des points capitaux de l’ordonnance de François [°", rendue en 1539; 2° le lieu et le jour du baptême; 3° le sexe et les noms de baptême de l'enfant, mis dans le même ordre que les prénoms inscrits à l’état civil : si ces noms ne sont point les mêmes, il en est fait une mention spéciale ; 4° le nom du père et de la mère; l'indication de la profession du père apparaît à Saint-Eustache en 1558; à Saint-Germain-l’Auxerrois en 1578; à Saint-Sulpice, en 1632. Dans les villes de quelque importance, on note la rue où demeurent les parents. Dans les pays de religion mixte, surtout en Allemagne, on désigne la religion que professent les parents ; 5° le lieu où s’est accompli le mariage des parents; 6° Les noms du parrain ou de la marraine; 7° le nom du ministre qui a conféré le baptême.
On ne constate la signature du curé qu’au milieu du xvnf siècle, et, une trentaine d'années après, celle des parrains et des parents. Dans certaines contrées, à Lille notamment, les parrains ne commencent à signer que vers la moitié du xvin* siècle. En Allemagne et en Italie, on remarque souvent la signature de la sage-femme. Quand les parrains ne savent pas signer, il en est fait mention dans la rédaction de l'acte.
Les déclarations de légitimité pouvant être fausses, un synode de
Malines, en 1790, ordonna de présenter un extrait de l’acte de mariage des parents.