‹ Histoire du Sacrement De BaptemeChapitre 278 sur 445 · LIVRE XV. —— DES REGISTRES, DES ACTES ET DES EXTRAITS DE BAPTÈME · texte numérisé non relu

LIVRE XV. —— DES REGISTRES, DES ACTES ET DES EXTRAITS DE BAPTÈME

Dans quelques diocèses, d’après les règlements de l'autorité civile et de l'autorité ecclésiastique, les sages-femmes ne devaient pas assister les filles-enceintes qui ne déclaraient pas le nom du père; quand l’enfant était né, le curé ne devait point le baptiser, sauf les cas d'urgence. On arrivait ainsi ordinairement à connaître le nom du père, lequel devait être inscrit sur les registres de baptême, et on croyait par là même avoir donné un protecteur presque officiel à l’enfant bâtard. On devine tous les inconvénients de cette inquisition qui pouvait amener de fausses déclarations ; aussi la plupart des théologiens disent qu’en ce cas, la mère n’est pas obligée et même ne doit pas révéler le nom du père, et que le prêtre ne doit pas l’inscrire sur ses registres (1).

Aujourd’hui on n’inscrit le nom du père d’un enfant illégitime que lorsqu'il a spontanément reconnu sa paternité devant le curé, verbalement ou par écrit.

Nous avons remarqué un certain nombre d’anciens registres où les actes des enfants illégitimes sont rejetés à la fin du cahier.

En ce qui concerne les enfants trouvés, d’anciens registres mentionnent le nom de la nourrice, celui de son mari, leur domicile et tous les indices qui pourraient plus tard aider à constater l'identité de l’enfant. C’est sans doute dans ce but qu’en Angleterre, tout enfant trouvé sur la voie publique porte comme nom patronymique celui de la rue dans laquelle il a été ramassé, et comme prénom celui du juge de paix du quartier.

Voici quelques spécimens d’anciens actes de baptême, de diverses dates et de divers pays.

1478.— Filia Ludovici Bourgoing, que vocata fuit Magdalena ; compater ejus dominus abbas hujus ecclesie; commatres Marguarita vidua deffuncti Henrici Bigault et Symmona uxor Stephani Morunville, die martis xx11 mensis decembris baptizata fuit.

(Registre de La Madeleine de Châteaudun, cité par M. L. Merlet.)

1482. — Le jeudi, xir de septembre audit an, fut batisée une fille qui fut donnée a ung nommé Estienne Bonnet qui pour lors estoit clerc de Maistre Fleurant Fournier, procureur de M. le comte de Dunois.

(Même registre.)

(1) Gobat, t. II, n. 160, 163.

1522.— Alessandra Lucrezia e Romola di Pierfrancesco di Ruperto di Giovanni de” Ricci, nel popolo di santo Michele Bisdomini, nata il mercoledi 23 aprile 1522,a ore 18.

(H. Bayonne, Vie de sainte Catherine de Ricci, t.1, p. 5.)

1526. — 21 septembre 1526. Jacques, fils du sieur Robert et de dame Marie Thibaut. Parrain et marraine : Jean Drouan et Jeanne X. (nulle signature).

(Registre de la paroisse Saint-Jean-en-Grève.)

1527.— Antonius filius Francisci Regnault fuit baptizatus 23 mensis octobris anno 1527 (sans autre indication).

(Registre de la paroisse Saint-André-des-Arcs.)

1600. — xxvi janvier, a été baptisée Jacquette, fille de Jacques Savoure et de Martialle Turpin, sa femme. Son parrain, Jacques Remart; les marraïines Jacquette et Louise Froucourt (aucune signature).

(Registre de Saint-Sulpice.)

1759. — L'an mil sept cens cinquante neuf, le vingt sept janvier a été baptisée Barbe Geneviève Félicité, née d’hier, fille de François Nicolas Lancret, architecte, neveu de Nicolas Lancret, peintre célèbre, et de Geneviève Marguerite Vinache, demeurants rue de la Calandre de cette paroisse. Le parain Guillaume Lamare, entrepreneur de couvertures, demeurant rue de Gaïllon, paroisse Saint-Roch. La mareine Claude Barbe Vitri,veuve de Jean Joseph Vinache,sculpteur ordinaire du Roi, demeurante susdite rue de Saint-Roch, lesquels ont signé avec nous, le père présent.

(Registre de Saint-Germain-le-Vieil.)

Battesimo di Napoleone Bonaparte.

L’anno mille settecento settant’ uno a vent’ uno luglio, si sono adoprate le sacre ceremonie, e preci per me infrascritto economo sopra di Napoleone, filio nato di legitimo matrimonio del signor Carlo Bonaparte, del fu signor Giuseppe et della signora Maria Letizia, sua moglie, al quale gli fu data l’acqua in casa del molto Rev. Luciano Bonaparte, di licenza; e nato liquindici agusto mille settecento set-

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