CHAPITRE®T
Des figures du baptème
Nous avons déjà signalé les principales figures du bapième, d'après les indications des Pères (1). Nous n'avons plus à nous en occuper que sous le rapport iconographique.
La discipline du secret qui protégeait les mystères du Christianisme ne permit point, pendant les premiers siècles, de représenter le baptême d’une manière trop intelligible dans les peintures des catacombes. On dut recourir à des allusions discrètes, empruntées la plupart à Écriture sainte, et dont la signification ne pouvait être comprise que par les initiés. On recourut d’abord aux signes idéographiques, aux figures allégoriques, et ce n’est guère qu’au 1v° siècle, alors que les lois de l’arcane tombèrent en désuétude, que les artistes purent librement aborder la représentation réelle du baptème. Les voiles du symbolisme s'étendent encore plus sur les sculptures des sarcophages que sur les fresques des catacombes, parce que les tombeaux étaient plus en vue, soit alors qu’on les sculptait, soit lorsqu'on les plaçait dans les basiliques ou dans les cimetières supérieurs.
Nous allons indiquer, par ordre alphabétique, les principales figures allégoriques du baptême.
AGNEAU. — Sur le sarcophage de Junius Bassus, le divin Agneau, c'est-à-dire Jésus-Christ, baptise un agneau plus petit, figure du Catéchumène, tandis qu’une colombe, planant au-dessus de ce groupe, répand l’eau ou l'huile de la sanctification.
ARCHE DE NoË. — Elle a ordinairement la forme d’un coffre carré,
juste assez grand pour contenir Noé à qui la colombe apporte un rameau d’olivier. C’est tout à la fois une représentation historique du
(1) Livre I, ch; v, p. 32,