LIVRE XVIII. — ICONOGRAPHIE DU BAPTÈME DS
BENÉVENT. — Sur la porte (1150) de la cathédrale, baptème donné simultanément par infusion et par immersion.
Bosron. — Le sacrement de Baptême, bas-relief du clocher de Brattle Street-Church, par M. Bartholdi.
BourGEes. — Parmi les sculptures qui décorent le portail de Saint- Ursin, on remarque, au sommet d’une ogive, le baptême de saint Léocade et de son fils saint Ladre.
CHARTRES. -- À la cathédrale, baptème de Clovis.
Duo. — A Saint- Benigne, un bas-relief, détruit pendant la Révolution, représentait le baptême de saint Symphorien, par saint Benigne, assisté de saint Andoche.
EVREUX. — Sur la Baptême sur la châsse de saint Taurin (xine s.) châsse de saint Taurin,
baptême de ce saint évêque par le système mixte d'immersion et d’infusion.
Goa (cathédrale de). — Un des quatre bas-reliefs en bronze du mausolée de saint François-Xavier représente l’apôtre des Indes baptisant des sauvages.
GRENADE (cathédrale de). — A la real capilla, bas-reliefs du xv° siècle, représentant des Maures et des Mauresques recevant le baptême des mains des moines.
MARSEILLE. — Au musée, baptême de Clovis et baptême de Constantin par Puget. Clovis est en costume de troubadour. Clotilde est coiffée d’un turban à aigrettes; saint Sylvestre porte la tiare à trois couronnes.
Mira. — Sur la pala d'oro et la pala d’argento de la basilique ambrosienne, baptème de saint Ambroise.
Mouroux (Seine-et-Marne). — Retable orné d’un baptème de Clovis.
Napces. — Ciampini a publié (1) deux sarcophages trouvés, dit-on, à Chiaia, à la fin du xvur siècle, et faisant partie de la collection du prince Caraman. Ils ont été reproduits par Mabillon et Fuhrman. La scène sculptée sur l’un des tombeaux se passe en pleine campagne. Un vieillard est agenouillé près d’une cuve, sans doute en métal, qui ne doit pas avoir plus de soixante centimètres de hauteur. A côté un Catéchumène plus jeune, agenouillé à terre, les mains jointes, les reins ceints d’une espèce de pagne, reçoit sur la tête l’eau que lui verse un personnage dont le costume n’a rien d’ecclésiastique. Cinq hommes et trois femmes assistent à cette cérémonie ; l’un des hommes tient la robe baptismale que va revêtir le Catéchumène : c’est un justaucorps à manches courtes. Ciampini a supposé que c'était là le baptème d’Aroges, duc de Bénévent, qui succéda à Zoto en 591. D’autres antiquaires ont conjecturé que c’est Henri [®#, qui régna au x° siècle.
Ciampini croit reconnaître dans le second sarcophage Agilulfe, roi des Lombards, et sa femme Théodelinde, qui régnaient à la fin du vi siècle. Ils sont plongés dans une cuve dont les bords ne leur viennent que jusqu’à la ceinture; de leur costume, ils n’ont conservé que la couronne. Un ministre en habit laïque verse une cruche d’eau sur la tête du Roi. Cinq hommes et trois femmes assistent à cette cérémonie qui se passe en plein air, aux portes d’une ville. Les deux moines sont peut-être les religieux du Mont-Cassin qui avaient catéchisé le Roi et la Reine. Il est singulier de voir un laïque baptiser aussi solennellement, surtout en présence de deux moines. Ciampini a beau nous dire qu’au vu‘ siècle les prêtres, hors des fonctions remplies à l’église, étaient ordinairement vêtus comme des laïques, que les prêtres d'alors pouvaient se déguiser quand ils parcouraient les pays dominés par les Ariens. Ces conjectures ne nous paraissent pas fondées, et nous aimons mieux croire que l'artiste, très postérieur aux faits qu'il a sculptés, a suivi les inspirations de sa fantaisie. L'ensemble du style ne nous paraît pas antérieur au xu° siècle. Un antiquaire napolitain, ami de M. de Rossi, lui a même écrit qu'il suspectait
(1) Veter. Mon. t, Il, pl, 1v et va